LIVRE DEUXIEME
HABITANTS
NAISSANCES
HABITANTS
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MOYENNE
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Brabant méridiunnl.
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Groningue. . . .
Luxembourg . .
Brabant septentrion.
Liège
Flandre orientale
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D’après tous les documents produits par M. Sadler à l’appui de sou observation, il me semble qu’oii peut effectivement admettre, avec assez de probabilité, qu’une grande mortalité amène beaucoup de mariages, et que les mariages sont d’autant moins productifs qu’ils sont plus nombreux. Mais je pense que l’auteur se hAte trop d’en conclure des arguments contre les antipopulationistes, qu’il s’attache à combattre, en s’efforçant de faire prévaloir des théories particulières. 11 me semble que les faits qu’il cite, pour acquérir toute l’importance qu’il veut
QUAUÏÉS l’HVSiyUES.
leur donner, (fevraient être appuyés d'un autre document statistique, savoir, le nombre des mariages en premières, secondes et troisièmes noces. On a dit que les décès font place à des mariages ; c’est ce que prouvent les recherches de M. Sadler; on a dit encore que la morUilité augmente la fécondité, et M. Sadler oppose à cette assertion les résultats auxquels il est parvenu. C’est ici, je crois, que pourrait se trouver l’erreur. D’abord, il ne faut pas confondre la fécondité des mariages avec la fécondité d’une population; puis, dans un pays où la mortalité serait très-grande, surtout parmi les personnes adultes, les mariages en secondes et troisièmes noces pourraient être plus nombreux, et chaque mariage produire ainsi pendant sa durée moins d’enfants, quoique, dans le fait, la fécondité de la population fût très-grande. Par exemple, dans les provinces de la France qui ont le moins de mortalité, et, comme l’observe M. Sadler, le moins de mariages, on trouve le plus d’enfants par chaque mariage. 11 me semble que cette dernière observation est une conséquence naturelle de la première : telle femme qui a cinq enfants d’un seul mariage, aurait pu, la mortalité étant plus forte, avoir ces cinq enfants de deux mariages successifs, peut-être même d’un plus grand nombre. Il sera tout naturel alors que la fécondité des mariages doive paraître avoir diminué. 11 est même évident, d’après le raisonnement que Je viens de faire, qu’il faut admettre que, toutes choses égales, dans un pays où la mortalité devient plus gravide, les mariages doivent devenir plus nombreux et la fécondité des mariages devenir moindre, au contraire. Ce résultat, que je déduis de considérations purement rationnelles, se trouve appuyé des faits allégués par M. Sadler; mais il ne s’ensuit pas que la fécondité absolue doive devenir moindre dans ce pays, ou que le pays comptera