‹ Phytographie médicale (volume 2)Chapitre 24 sur 64 · CENTAURÉE CHAUSSE-TRAPE. CENTAUREA CALCITRAPA · texte numérisé non relu

CENTAURÉE CHAUSSE-TRAPE. CENTAUREA CALCITRAPA

Centaurea calcitrapa. Linn. Spec. 1297. DC. Fl. Fr. 3054.

Sa tige est velue, striée, rameuse, et comme en corymbe dans sa partie supérieure. Ses feuilles sont verdâtres , molles , pinnatifides, à découpures étroites, écartées et dentées ; les radicales sont en lyre , avec un

Jobe terminal élargi. Les fleurs sont sessiles, terminales, d’un pourpre plus ou moins vif, environnées de bractées à leur base -, les épines de l’involucre sont jaunes et fort grandes.

Cette plante abonde en été dans les lieux stériles et pierreux, au bord des chemins. Onia désigne sous le nom de chardon étoilé, de chausse-trape. En effet, son calice épineux ressemble parfaitement à une chaussetrape , machine de guerre à plusieurs pointes , qui servait à arrêter la marche de la cavalerie.

M Figuier, professeur de chimie à Montpellier, qui a examiné sa composition intime, en a obtenu une matière résiniforme , une substance animalisée, de la gomme , divers sels , une matière colorante verte , et une petite quantité d’acide.

Depuis long-temps la chausse-trape figure parmi les plantes amères et fébrifuges. Sa réputation n’est point usurpée -, car elle guérit aussi bien que les autres amers indigènes les fièvres intermittentes simples. Nous avons employé très-souvent à la campagne, et presque toujours avec succès , la décoction des feuilles, des fleurs et des racines. Le suc de la plante est encore plus actif, si on en donne quatre ou cinq onces quelques instans avant le frisson.

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