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pratique à laquelle il ne faut point renoncer, malgré les menaces des théoriciens modernes. Les esprits mal affermis dans leurs principes peuvent se rassurer en lisant les observations de Sydenham , de Boerhaave , de Van Swiéten, de Tissot, deStoll, etc.
Nous ne répéterons point ici ce que nous avons dit ailleurs relativement à l’usage de la serpentaire de Virginie , de la valériane, etc. , dans le traitement des fièvres de mauvais caractère , des maladies putrides et ataxiques, du typhus. La racine d’angélique partage les propriétés de ces remèdes excitans ; elle convient dans les mêmes circonstances, et son emploi réclame les mêmes précautions. Avant d’y avoir recours, on explorera attentivement l’état des viscères , et il faudra s’en abstenir, s’il existe des signes d’irritation ou de phlogose.
On emploie les racines et les semences d’angélique en infusion aqueuse , ou bien on les fait digérer dans du vin , dans del’alcohol. Quelquefois on ajoute à ces compositions médicinales des excitans, des antispasmodiques, tels que la valériane , le camphre , l’éther sulfurique, l’opium, etc. Ces moyens énergiques, dont on a tant abusé dans les fièvres , dans le typhus, doivent être réservés pour la dernière période.
Infusion d’angélique composée. Prenez, racine d’angélique et de valériane , de chaque, trois gros. Faites infuser pendant une heure dans douze onces d’eau bouillante. Passez, et ajoutez à la colature, sirop d’écorce d’orange , une once. La dose est d’environ deux onces d’heure en heure dans les maladies asthéniques.