LISERON JALAP. CONVOLVULVS J AL AP A
Convolvulus jalapa. Linn. Mant. 43. Dese. Ann. Mus. 2. t. 40, 41. Kern. Hort. Y. 11. t. 125.
(Planche 5i.)
Ce liseron exotique a une racine tubéreuse, d’un volume considérable. Les tiges qui naissent de cette racine sont très-longues, volubiles, garnies de feuilles d’un vert obscur, alternes, pétiolées, plus ou moins anguleuses , arrondies , presque cordiformes. Les fleurs sont grandes , solitaires , soutenues par des pédoncules qui naissent de l’aisselle des feuilles. La corolle est grande, campaniforme , blanche, teinte de pourpre dans le milieu.
Le jalap croît dans l’Amérique espagnole, aux environs de La Vera-Cruz; il tire son nom de Xalapa, ville du Mexique, d’où on l’apporta en Europe vers l’an 1610. La racine fraîche est d’un blanc jaunâtre et remplie d’un suc laiteux. Celle qu’on trouve dans le commerce est ordinairement divisée en fragmens orbiculaires , compactes , rugueux , noirâtres en dehors , d’un gris foncé intérieurement, marbrés, résineux, d’une odeur un peu nauséabonde, d’une saveur amère, âcre et mordicante.
ANALYSE CHIMIQUE
Cartheuser s’était livré, il y a bien long- temps , à l’examen chimique dujalap, et il avait obtenu d’une once de cette racine , une demi-once de principe gommeux ou extractif, et deux scrupules de résine. Nous devons à MM. Planche, Henry et Cadet-Gassicourt , un travail plus complet sur les principes chimiques de cette substance végétale. D’après leurs recherches, le jalap contient delà résine, un extrait gommeux, de l’amidon, de l’albumine, divers sels, des traces d’acide acétique , de matière sucrée et de matière colorante.
M. Chevallier a extrait dujalap une substance blanche pulvérulente, qui avait été déjà signalée par M. Hume fils sous le nom de jalapine. On l’obtient en traitant le jalap par l’acide acétique; on filtre la solution acide, et on précipite par l’alcali volatil.
PROPRIÉTÉS DÉLÉTÈRES
Les expériences tentées sur les animaux par M. Cadet-Gassicourt prouvent que c’est au principe résineux que le jalap doit son action irritante. Un demi-gros de résine introduit dans l’estomac d’un vieux chien a produit , deux heures après , quelques vomissemens de matières muqueuses, plus tard, de l’abattement, de la soif et des convulsions; l’animal est mort cinq jours après. La membrane muqueuse de l’estomac et du duodénum a offert, sur différens points, des traces évidentes d’inflammation.
Un chirurgien administra quinze grains de jalap à un de ses malades qui se plaignait d’un embarras gas-
trique. Ce médicament produisit une irritation violente, des évacuations copieuses, des faiblesses , des anxiétés , des douleurs fixes et atroces dans le basventre, avec fièvre, céphalalgie, tintement d’oreilles , etc.
Une jeune fille ayant pris un bol préparé avec la crème de tartre et quatorze grains de résine de jalap , éprouva une superpurgation suivie de lipothymie et de douleurs abdominales d’une violence extrême -, la tête et les membres inférieurs étaient aussi douloureux. Ces symptômes se prolongèrent pendant cinq ou six jours -, ils frirent enfin dissipés par les hypnotiques et les cordiaux. ( Ephemer . rned.-phys. german. decur. 2, ann. 7. )
Ce recueil académique renferme quelques autres faits semblables. Le même remède a donné lieu à des convulsions épileptiques qui se sont renouvelées pendant plusieurs semaines. Une autre fois douze grains de résine , incorporés dans le sirop de roses , ont causé des tranchées horribles ; les mucilagineux, les corps gras , ont mis fin à cet accident.
Propriétés médicales.
Plus une substance est riche en propriétés actives , plus il faut la manier avec prudence. Cette réflexion s’applique aux médicamens tirés de la famille des convolvulacées , et particulièrement au jalap, dont on fait un si grand abus. Électuaires, pilules, poudres, teintures , toutes les formes ont été épuisées en faveur de cette drogue exotique par les médicastres et les charlatans, qui 11e voient partout que des humeurs sura-
bondantes , des amas de glaires , et pour qui l’art de guérir n’est absolument que l’art de purger. Qu’on cesse de nous vanter ces guérisons extraordinaires d’obstructions , de dartres , de migraines , de rhumatismes, etc., opérées par la teinture alcoholique de jalap , et surtout par cette composition pernicieuse qui , depuis quelques années , inonde nos villes et nos campagnes. Je regarde ces remèdes offerts par des mains empiriques à la crédulité du peuple comme de véritables poisons qui agissent avec une extrême violence, ou qui minent sourdement les entrailles. En effet, la plupart des maladies que je viens de désigner se trouvant fréquemment liées avec une surexcitation ou une phlogose latente , soit des intestins , soit des autres viscères abdominaux , le jalap et les purgatifs résineux du même genre pourraient-ils ne pas ranimer encore ces foyers d’irritation ? Pour quelques succès , sans doute très -rares, sur combien de maux l’humanité n’a-t-elle point à gémir! On trouve dans la Revue médicale, et dans la Gazette de santé, rédigée par mon savant ami le docteur Miquel , des faits qui constatent jusqu’à la dernière évidence l’activité délétère de ces purgatifs drastiques.
Cependant je suis bien éloigné de vouloir proscrire l’usage du jalap. Cette substance est précieuse en ce qu’elle provoque une purgation presque toujours constante. Employée par un médecin instruit, elle produira d’excellens effets dans ces maladies lentes des organes digestifs où il faut réveiller le ton affaibli des viscères, et vaincre une constipation opiniâtre. Elle aura également du succès dans certaines hydropisies
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passives qui demandent quelquefois des évacuans énergiques. On y aura recours pour exciter une irritation révulsive sur la surface intestinale , dans les affections comateuses , dans certaines maladies des organes de la respiration , etc. On le donnera aussi , mais à petites doses , aux enfans d’un tempérament muqueux , tourmentés par les vers.
Les purgatifs énergiques , parmi lesquels nous devons ranger le jalap , ont joui et jouissent encore , malgré toutes les opinions systématiques, d’une réputation justement méritée. C’est à leur action vive et profonde sur l’orgânisme qu’il faut attribuer ces effèts salutaires et inattendus qui se font remarquer dans quelques cas de maladies vainement combattues par d’autres remèdes. L’ébranlement imprimé aux solides et aux fluides va retentir dans tout le système ; les organes qui entretiennent avec le tube digestif des rapports de sensibilité et de sympathie, répondent en quelque sorte à cet appel ; les forces de la vie se réveillent , et peu à peu l’harmonie se rétablit dans les fonctions. C’est ainsi qu’on peut expliquer quelques cures heureuses qu’on a obtenues du fameux remède de Leroy ; mais les praticiens sages usent sobrement de ces moyens de perturbation : ils savent fort bien que si la nature triomphe quelquefois , le plus souvent elle succombe dans cette lutte violente. Tous ces remèdes actifs seront toujours , dans les mains des ignorans et des empiriques , un instrument de dommage 5 les gens du monde ne doivent jamais y avoir recours sans avoir pris l’avis d’un médecin éclairé.
bien qu’on ait abusé des purgatifs dans le traitement
des scrophules, à une époque où l’humorisme ne voyait qu’un virus spécifique à expulser, il n’est pas moins vrai qu’ils sont d’un grand secours dans ce genre de maladie : on a même employé avec un succès incontestable des préparations où l’on a jeté pêle-mêle toute sorte d’évacuans. Le professeur Baumes faisait grand cas d’un remède de ce genre, les pilules de Janin.
Hufeland recommande spécialement l’usage du jalap à la dose de quatre à six grains , avec un peu de magnésie. Ce mélange convient aux enfans scrophuleux , dont les intestins sont farcis de mucosités; il fait cesser la toux, les mauvaises digestions, l’empâtement du ventre, et autres symptômes qui compliquent si souvent la maladie strumeuse. D’après ce médecin expérimenté, la matière médicale ne possède pas de plus puissans résolutifs que les substances résineuses mélangées avec les extraits amers et les sels neutres. Il dit que l’art a beaucoup perdu de sa puissance en condamnant d’une manière trop générale l’emploi du jalap et autres évacuans gommo-résineux : aussi n’est-il pas rare de voir les empiriques les plus absolus réussir dans les cas où les médecins dogmatiques échouent journellement. Ces médicamens énergiques ne débarrassent pas seulement les intestins des mucosités qu’ils renferment , ils relèvent encore le ton et les fonctions du système lymphatique , et la maladie présente bientôt un aspect plus satisfaisant. Les minoratifs et les doux résolutifs ont une action trop faible lorsque le système est frappé d’une sorte de stupeur et d’inertie.
M. le docteur Baudelocque , dans ses Études sur I affection serophuleuse, excellent ouvrage qui a paru
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nouvellement, a fort bien apprécié l’action médicamenteuse des purgatifs.
« Dès que l’on a placé un scrophuleux dans des conditions atmosphériques convenables , tous les moyens que l’on emploie doivent avoir pour but d’accélérer le mouvement de composition et de décomposition de nos organes $ c’est l’etfet que produisent les évacuans , et surtout les purgatifs. Toutes les fois qu’une déperdition de liquide a eu lieu , l’organisme tend à la réparer, et , pour cela , l’absorption acquiert plus d’énergie. Lorsqu’un purgatif a déterminé d’abondantes évacuations, il a diminué la partie séreuse du sang, ainsi que l’a fort bien démontré le docteur Balzac. La réparation du sérum se fait avec des matériaux mieux élaborés, qui modifient avantageusement le sang, les humeurs , et par suite la composition des organes. On parvient ainsi, par des évacuations successives, répétées à des distances convenables , à rendre beaucoup plus rapide le renouvellement de tout le corps , à changer entièrement la constitution, à faire disparaître jusqu’aux dernières traces de l’affection scrophuleuse. Telles sont les vues qui m’ont dirigé dans l’emploi des évacuans , pour l’administration desquels il faut d’ailleurs avoir égard à l’état des organes de la digestion.» ( Baudelocque , Études sur la maladie scrophuleuse , page 5 1 a. )
Les purgatifs ont également joui d’une grande vogue dans le traitement des maladies goutteuses. Alexandre de Tralles ne les conseille pas seulement pendant l’attaque, il veut encore qu’on les répète tous les deux ou trois mois. Frédéric Hoffmann assure avoir éprouvé
sur lui-même leurs effets salutaires dès l’invasion de la douleur, et il les recommande aux jeunes médecins 5 il est vrai qu'il a soin de n’employer que les plus doux. Mais Sydenham , qui avait beaucoup mieux étudié la nature de la goutte , pense au contraire que tous les purgatifs sont nuisibles , soit qu’on les emploie pendant l’accès afin de l’affaiblir et d’en abréger le cours , ou à la fin du paroxisme pour emporter le reste de la maladie , soit dans les intervalles des attaques afin de prévenir le retour de la goutte. « J’ai éprouvé , dit-il , sur les autres et sur moi-même , que la purgation ne fait alors qu’augmenter le mal au lieu de le guérir. Je connais des goutteux qui se purgeaient régulièrement, non -seulement au printemps et en automne, mais encore chaque mois, et même chaque semaine , sans qu’aucun d’eux ait jamais pu se délivrer de la goutte : bien loin de là , elle est devenue plus cruelle et plus terrible que s’ils n’avaient fait aucun remède. »
Cette manière de proscrire un genre entier de médicamens dans toutes les phases de la goutte, nous paraît trop rigoureuse. Il est des cas où il est utile et même indispensable d’avoir recours aux purgatifs, surtout vers la fin de l’attaque ; c’est lorsqu’il se manifeste des signes de pléthore bilieuse ou muqueuse , que l’appétit se perd , que les évacuations intestinales sont difficiles ou irrégulières, etc. Dans ces circonstances, quelques petites doses de jalap et de crème de tartre produisent les meilleurs effets. Nous avons souvent donné cette purgation, et toujours sans le moindre accident. Lorsque l’irritation arthritique menace
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la tête ou les organes pulmonaires , et que les topiques, tels que les sinapismes, les vésicatoires, sont ineflicaces, les évacuans énergiques peuvent encore être employés pour détourner cette périlleuse métastase.
Mais nous ne saurions approuver l’usage qu’on fait des purgatifs , soit pour éloigner les attaques de la goutte , soit pour les combattre lorsqu’elles sont décidées et régulières. Les douleurs arthritiques peuvent bien s’adoucir ou se dissiper par les évacuans, mais on ne saurait extirper la goutte avec ces remèdes. La goutte est dans tout l’organisme ; elle n’est point seulement dans le doigt qui souffre ; vous pourriez l’amputer, vous ne guéririez pas pour cela la maladie. Ainsi la douleur, la rougeur, la tumeur, ne sont point la goutte, mais bien ses produits , comme le disait Van Helmont : Non quod dolet, quodque tumet, vel ardet , podagra est, sed hujus sunt producta.
Il y a plus : en troublant l’ordre des mouvemens naturels , on expose des parties plus nobles , plus essentielles à la vie , et l’on a vu des goutteux mourir presque subitement après avoir pris un purgatif.
Le jalap et la scammonée sont d’un usage vulgaire dans l’œdème , dans l’hydropisie. Les charlatans , qui se sont emparés de ces substances , les administrent avec hardiesse , et en obtiennent quelquefois d’heureux résultats ; mais lorsque le malade est dévoré par la fièvre, qu’il est très-faible et d’une sensibilité vive , lorsque les viscères sont atteints d’une inflammation chronique, ces remèdes sont de véritables poisons.
Une femme âgée d’environ cinquante ans , d’une constitution nerveuse, était affectée d’une hydropisie
ascite avec œdème des membres inférieurs. Son médecin lui avait prescrit quelques laxatifs et un régime végétal. Fatiguée de la lenteur de ce traitement, et voulant guérir à tout prix , elle prend l’élixir purgatif de Leroy : les premières doses produisent des évacuations excessives , et l’enflure diminue. Ce début l’encourage : elle en avale une nouvelle dose , qui la fait vomir et la purge violemment; elle est saisie de convulsions , et elle tombe à terre ; sa faiblesse est extrême. Les évacuations continuent pendant toute la journée ; elles sont séreuses et sanguinolentes. Le ventre est horriblement distendu et sensible.
Consulté par le mari de cette dame, je prescris un julep anodin pour la nuit, et je condamne formellement l’usage de la drogue empoisonnée. Les douleurs s’apaisent, grâce aux gouttes de laudanum que contient le julep, et la malade dort quelques heures. Trompée par ce calme de la nuit , qu’elle attribue au remède Leroy, elle veut malgré mes conseils en prendre encore quelques doses : dans huit ou dix jours elle y renoncera si elle n’est point guérie. L’œdème , qui avait d’abord un peu diminué, augmente de volume; il survient de l’oppression , de la fièvre et une soif ardente. Cependant la malade en prend à sept heures du matin une nouvelle dose ; ce sera la dernière : les évacuations sont suivies d’une anxiété extrême, d’évanouissemens , de délire , de sueurs froides : elle expire avant la fin du jour.
Ces funestes accidens , dont tous les praticiens pourraient citer des exemples, ne doivent pourtant pas faire oublier les services que rendent journelle-
ment les purgatifs, et surtout les drastiques, dans les affections œdémateuses. On sait que Sydenham les maniait avec une grande habileté : ils sont même quelquefois très- utiles dans l’hydropisie dépendant des maladies du cœur ; et le professeur Laennec ne craignait pas d’y avoir recours. On doit d’autant moins craindre de les employer, que leur répétition diminue souvent l’énergie des contractions du cœur, tout aussi efficacement que la saignée elle-même ; et lors même qu’il n’existe aucune trace d’hydropisie , si les premières saignées ne soulagent pas le malade , un ou deux purgatifs rendent souvent la suivante plus utile. Tous les purgatifs peuvent être administrés avec avantage dans la diathèse séreuse qui dépend des maladies du cœur ; mais les drastiques qui purgent sous un petit volume sont préférables. Sous ce rapport encore, les médecins désespèrent trop souvent du salut de leurs malades, et abandonnent quelquefois à une mort certaine des hommes à qui on eût pu rendre une existence supportable pour plusieurs années. Laennec nous dit que Corvisart , qui n’était pourtant pas un praticien timide, a commis lui-même une fois cette faute.
Un notaire de ses amis était attaqué depuis plusieurs années d’une maladie du cœur, et depuis quelque temps d’ascite et d’une leuco-phlegmatie universelle , contre laquelle les saignées , les diurétiques et quelques purgatifs furent tout-à-fait inutiles. Corvisart pensa que la mort était inévitable, et en prévint les parens du malade. Quelques jours après on leur parla d un charlatan qui avait fait de merveilleuses cures d’hydropisie. Cet homme, qu’on alla chercher dans
un cabaret des faubourgs , fit prendre au malade une poudre fortement drastique , dans deux onces d’eaude-vie. Ce médicament produisit plus de vingt évacuations alvines , et dès-lors les urines redevinrent un peu plus abondantes. Le même moyen , répété tous les jours pendant plus d’une semaine , eut chaque jour des effets plus marqués, et la diathèse séreuse disparut complètement. Le malade a encore vécu dix ans dans un état de santé très-supportable.
J’ai plus d’une fois constaté les avantages des purgatifs, et particulièrement du jalap uni au calomel, dans ces toux opiniâtres qui succèdent à la coqueluche, et qui résistent aux préparations de belladone, aux caïmans pris à l’intérieur, et à tous les irritans de la peau. On sait que la coqueluche est une maladie trèsréfractaire, que dans le cours du traitement on donne presque toujours des boissons gommeuses et sucrées , des loochs, du laitage et autres corps gras, qui finissent par engouer les voies digestives : alors l’appétit se perd ; les enfans tombent dans une sorte d’inertie et de langueur; ils ont le visage bouffi, d’un jaune terne ; le pourtour des yeux d’une couleur plombée , l’haleine chaude. La langue muqueuse. Les quintes de toux deviennent plus fréquentes , surtout le soir et le matin; les membranes pulmonaires s’irritent de plus en plus : toutes ces secousses répétées réagissent sur le poumon , et il survient des désordres irrémédiables. Donnez quelques petites doses de jalap et de calomel, et tout cet appareil de symptômes se dissipe quelquefois d’une manière très-prompte. La dose de ces substances réunies est de quatre , cinq et six grains.