I. Du Boulay, t. V (14 mars 1485), p
ccnitc dont les virulentes invectives de Valla ne donnent qu'une faible idée et qu'il est impossible d'imat^iner autrement qu'en se reportant aux textes mêmes '.
Mais il est inutile de s'étendre davantage sur des relations qui, pour vraisemblables qu'elles soient, n'ont trouvé d'écho nulle part '.
1 . Antibalbica vel {si mavis) Recviminatio Tardiviania, Paris, 1894, in-4° (Bibl. Mazarine, Incun., 782), en réponse au Rhetoris gloriosi liber de Balbi (Paris, 1494, in-4°). Tardif s'ctant jugé diffamé par Jean Tritheim, abbé deSpanhcim, dans le Z)e 5C)';/»toribus ecclesiasticis de ce dernier (page 3g5 de l'édition de Cologne, 1564, in-4°), lui adressa une lettre de protestation qui est un chef-d'œuvre en son genre (Antibalbica). Les œuvres complètes de Balbi ont été publiées par Jos. de Retzer, à Vienne (Autriche), en 1791, 2 vol. in-8°.
2. Peut-être Pic eut-il la curiosité de faire la connaissance de son homonyme Jean Pic, prieur de la Chartreuse de Notre-Dame de Vauvert-les-Paris, située près de la Porte-d'Enfer. En 1492, ce dernier publia à Ferrare un commentaire sur le Cantique des Cantiques, intitulé : loannis Pici Carthusiani Comment, in Cantic. Cantic. Ferrare, 1492, in-S" (voir Audiffredi, Spécimen hist.-crit. editioninn Italicanim sec. XV, Rome, 1794, in-fol., p. 248), que
Il semble d'ailleurs que ce premier voyage à Paris, ainsi que le suivant, ait laissé, dans l'esprit de Pic un certain sentiment de mélancolie. C'est à peine s'il fait allusion une ou deux fois à ce séjour. La première fois, il rapporte dans son Apologie « qu'étant à Paris, presque toute l'Université tenait pour
réédita en i524, à Paris, Josse Bade, sous ce titre: « loannis Pici Carthusianam religionem professi in domo Vallisviridis ad muros Parisiorum, in Caniica Canticorum de Christo ac beatissima eiiis matre, ac virgine, perpétua, pia et continua expositio », in-8°. Dans sa dédicace à Guillaume «Bibaucius», général de l'Ordre des Chartreux, Bade s'exprime ainsi : « Johannes Picus, non Mirandulanus quidem ille, tamen si ad ingenii divitias, benignaeque naturaî dotes et rara studiorum praemia spectes, sane quam mirandus... » L'hôtel de Vauvert appartenait à saint Louis qui en fit don, au mois de mai i252, aux Chartreux de Gentilly (Du Breul, Le théâtre des antiquité^ de Paris, p. 485). Consulter le ms. 1168 de la bibl. de l'Arsenal : Chartreuse de Notre-Dame de Vaiivert-les-Paris. Sa fondation par saint Louis. Il y eut plus tard un Jean Pic, canonicus Ecclesice parisiensis et classium inquisitoriarum in senatu prceses. Voir sa dédicace au cardinal de Bourbon des Commentarii Theodoreti episcopi, datée de l'année 1564.
certain, comme la plupart, aussi, des docteurs, catholiques, que personne ne peut
croire de son libre arbitre ' » Dans un
autre passage du même ouvrage, relatif à sa première proposition sur la descente réelle du Christ en Enfer, il témoigne de sa déférence pour rUniversité de Paris ^ et c'est tout. Dans son traité contre V Astrologie, il parle de l'hostilité que rencontra cette prétendue science au sein de l'Université parisienne \ Vers la fin du mois de mars ou au com-
1. Apologia [de libertate credendi), édit. de Bàle, i557, p. 225; autre allusion, In Astrologiam, lib. I, p. 417.