‹ Pic de la Mirandole en France (1485-1488)Chapitre 3 sur 47 · Tiraboschi, loc. cit · texte numérisé non relu

Tiraboschi, loc. cit

3. Il y a une bien curieuse mention de ce séjour à Padoue dans un poème macaronique du temps. Cf. Macheronee di cinque poeti italiani (Milan, Daelli, 1864, in-8°), pp. 52 et 53.

maigre profit : une compilation des Décrétales ' et peut-être l'amitié de Pandolfo Collenuccio; mais il était alors bien jeune. Il s'y était du moins affiné, et il avait commencé à se former une bibliothèque \ A Bologne, où il demeurait à une date qui n'a pas encore été fixée, il s'était pris d'une vive affection pour un de ses professeurs, le bon humaniste Giambattista Guarino, qui encouragea ses talents poétiques. A Padoue, la moisson fut plus belle encore; son esprit avait mûri, et l'Université de cette ville était le lieu où se formait l'humanisme délié et pratique des jeunes patriciens de Venise. Ce qu'il y a de curieux, c'est que, dans ces trois villes, la beauté de Pic de La Mirandole, autant que sa richesse et la noblesse de son origine, autant que la ténacité de sa mémoire et la supériorité de son intelligence, l'avait désigné à l'admiration publique. Pour une partie au moins de ses condisciples et de ses maîtres, et l'amour de l'antiquité aidant, c'était

1. J.-F. Picus, Vita J. P., dans les Opéra, éd. de Bâle, p. a 3.

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