‹ Piccolino; opéra-comique en trois actesChapitre 102 sur 139 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Ah! des masques!

LES RAPINS, quittant leur ouvrage en courant au fond.

Des masques!

FRÉDÉRIC

Ici?,.. Gare aUX toiles! (Tout l'atelier s'empresse de ranger les toiles, îes chevalets contre les murs. On repousse l'échelle et le tableau de Frédéric, on desceni les grands fauteuils à droite ; et la scène reste libre pour le divertissement qui suit. — Frédéric, Marthe, Comète, à droite. — A^nnibal, Musaraigne, Valentin, à gauche, avec le reste de l'atelier derrière eux.)

rERTISSEMENT.

Un arlequin parait au fond sur la balustrade qu'il enjambe, descend les marches en courant, salue l'assistance en leur expliquant qu'il va faire venir ses amis, puis revient lestement et appelle les masques. Deux voitures paraissent dans la rue, venues des deux côtés de la scène, et pleines de pierrots à masques noirs et gros nez, avec petites capes, bleues dans une voiture, rouges dans l'autre. Ces masques enjambent la balustrade et font signe à d'autres camarades vêtus de même qui garnissent la terrasse par les entrées latérales; avec eux des pierrettes. Tous envahissent vivement la scène, précédés de l'arlequin et en dansant, s'installent, se groupent, s'accroupissent sur les meubles, à terre et sur les marches. — Pendant ce temps, la scène est envahie par des curieux de toute sorte, masqués ou non masqués, qui assistent au divertissement, en chantant.

CHOEUR

Folie! folie!

Sans trêve et sans repos.

Folie! folie!

Agite tes grelots !

Colombine paraît au fond, descend et se jette dans les bras d'Arlequin; scène d'amour mimée et dansée. Pierrot survient, les sépare et fait une scène de jalousie à Colombine, qu'il cherche à éloigner d'Arlequin; mais tous ses efforts sont inutiles, ils se retrouvent toujours. Enfin, au moment où Pierrot mime ses reproches à Arlequin, celui-ci lui montre Colombine qui fait des agaceries à Comète. Pierrot furieux s'en prend

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à ce dernier, querelle par gestes, menace, et finit par lui crever sa toile sur la tête. Agitation; les masques se lèvent, les rapins prennent le parti de Comète. Pierrot enlève Colombine qu'il emporte dans ses bras ; les rapins repoussent les masques sur les marches et sur la terrasse. Combat de confetti. Les masques vaincus regagnent leurs chars et s'éloignent, les assistants aussi. Au milieu des derniers confetti jetés aux rapins, un bouquet tombe sur la scène. Frédéric s'apprête à le ramasser, Marthe s'en empare lestement.)

FRÉDÉRIC

Un bouquet?

MARTHE

Pour moi! Pardon!

FRÉDÉRIC

Pour toi?

Pourquoi pas; C'est juste!

MARTHE, gaiement.

FRÉDÉRIC, riant.

ANNIBAL ET MUSARAIGNE , sur la terrasse jetant leurs derniers confetti dans la rue.

Allons donc! Frédéric.

Voilà! VOilà! (Il les rejoint, et toujours jetant des confetti, disparait avec eux par la droite.

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