‹ Piccolino; opéra-comique en trois actesChapitre 61 sur 139 · SÉRÉNADE · texte numérisé non relu

SÉRÉNADE

MUSARAfGNE.

Parais à ta fenêtre, Réponds à nos accents !

Toi dont l'aspect fait naître Le trouble dans mes sens !...

Sans toi, beauté vermeille, Le monde est un désert.

Ah! prête enfin l'oreille A ce joyeux concert !...

Tleprise de l'accompagnement.

Quoi ! tu tardes encore, Ma belle, à te montrer!

Mais un cœur qui t'adore Ne peut désespérer.

En vain le temps emporte Et les nuits et les jours, Nos chansons à ta porte Retentiront toujours !

Reprise de l'accompagnement.

FRÉDÉRIC, paraissant sur la terrasse.

Ces chanteurs enragés ont-ils bientôt fini ?...

Les reconnaissant.

Que vois-je!

TOUS, les bras en l'air.

Ah ! retrouvé ! C'est lui !

FRÉDÉRIC

Eh! quoi? jusqu'ici me poursuivre?

ROSETTE

Sans toi nous ne pouvions plus vivre!

TOUS

Sans toi, etc.

Frédéric disparaît.

64 PICGOLÏNO.

MUSARAIGNE } parlé, sautant sur la chaise.

** J Mes enfants ! au grand finale du deuxième acte, et chaudement!...

TOUS, avec des gestes tragiques, tandis qu'il semble diriger l'orchestre. Anathème sur lui !

Sur lui qui s'est enfui !

Point de pardon !

Non!

Malheur à lui ï Oui!

FRÉDÉRIC, sorti de la maison, et enveloppé par eux, se bouchant les oreilles.

Assez! assez !

MUSARAIGNE

Pétais bien certain qu'il viendrait!

C'est de ma musique Le pouvoir magique.

FRÉDÉRIC, leur serrant la main gaiement.

A ces accents qui donc résisterait?

ANNIBAL

N'importe ! il nous revient et pour longtemps, j'espère.

COMÈTE

Puisque nous voilà réunis, Dressons le couvert au plus vite!...

Nous dînons entre amis.

FRÉDÉRIC, gaiement.

Entre amis, je m'invite!

MARCASSON'E, accourant gracieux, et prenant le milieu avec de grands saluts, et sa carte à la main.

Que peuvent souhaiter Leurs Excellences ?...*

Rien !

M A RCA S SO NE, déconcerté.

Rien?

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