‹ Piccolino; opéra-comique en trois actesChapitre 75 sur 139 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

MARTHE, debout, vivement.

Si ! Je comprends !... C'est là... c'est ce que je veux être!

Là! c'est fini!...

MARTHE

Déjà?...

Frédéric

Déjà? pour un modèle, Ce cri-là vaut cle l'or !

MARTHE, embarrassée.

C'est que... voilà pourquoi, J'aime tant le dessin!...

FRÉDÉRIC

L'occasion est belle !

Veux-tu changer d'état... et venir avec moi?

MARTHE

Avec vous!...

FRÉDÉRIC

Oui, chez moi, je veux t'apprendre à peindre !

Tandis qu'il ferme son album, etc.

MARTHE, a elle-même.

Si près de lui... comment saurais-jeme contraindre? Mon cœur blessé gardera-t-il ses chers secrets? Non ! non ? je n'oserai jamais !

FRÉDÉRIC, descendu.

Pourquoi donc?

C'est trop beau ! Non ! Cela ne peut être.

FRÉDÉRIC

Cela sera!... Je te promets un maître,

Lui tendant les deux maies.

Et bien mieux qu'un maître! Un ami!

MARTHE, hésitant.

Un ami, dites-vous! alors. .

FRÉDÉRIC

Tu veux bien?

MARTHE, avec élan, mettant ses deux mains dans les siennes.

Oui!

ENSEMBLE

FRÉDÉRIC

Auprès de moi, viens, cher enfant, viens sans rien craindre, A mes côtés, tu resteras, je le promets !

Je veux fapprendre à peindre...

Tu ne me quitteras jamais î

MARTHE

Auprès de lui mon cœur blessé doit se contraindre.

A ses côtés je veux garder mes chers secrets !

Ah! que pourrais-je craindre?

Je ne me trahirai jamais !

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