CHAPITRE VINGT-SIXIEME
contre les délinquants de 10 à 200 piastres, ou de deux à quinze jours de prison. Il est défendu aux ministres des cultes, sous peine d'une amende de 100 à 200 piastres, de porter hors des temples un costume spécial ou des insignes distinctifs de leur caractère. Toutes les réunions qui auront lieu dans les temples seront publiques et sujettes à la surveillance de la police.
» L'autorité pourra j exercer son office, aussi souvent que les circonstances l'exigeront. Aucune institution religieuse ne pourra acquérir des biens immeubles ou des capitaux hypothéqués sur des immeubles. »
L'article 19 de cette loi odieuse, voté par 113 voix contre 57, interdit aux sœurs de charité de vivre en communauté et de porter publiquement leur costume; c'était expulser indirectement les quatre cents sœurs qui exerçaient leurs bonnes œuvres dans les hôpitaux, les écoles et les salles d'asiles. Vainement l'opinion pubhque s'indigna : on les laissa s'embarquer pour la France. Le sort de miUiers de malheureux était attaché au leur. Il est fixé désormais. Selon la remarque d'un journal américain, ils peuvent aller demander à M. de Bismarck de remplacer les sœurs de charité par ses diaconesses allemandes, celles-là même qui naguère ont abandonné Smyrne pour éviter une épidémie.
Le Pérou n'est pas sans avoir soulevé, lui aussi, quelques difficultés entre les deux pouvoirs. Afin de les aplanir entièrement. Pie IX, toujours conciliant, toujours disposé à porter les concessions jusqu'aux limites extrêmes qu'autorise la conscience, vient d'attribuer aux présidents de la République péruvienne le droit de patronage dont ont joui jadis les rois d'Espagne. Voici une partie des lettres apostoliques pubhées à cette occasion :