A MONSEIGNEUR MERMILLOD
ÉVÊQUe D'HÉBROR, COADJUTEUR DE GENÈVE.
Monseigneur,
En permettant que le nom de Votre Grandeur, vénéré dans notre province et illustre dans Tempire, soit inscrit en tête de cet ouvrage, vous avez accordé à son auteur le plus précieux des encouragements.
Il eût voulu, Monseigneur, être plus digne de cette faveur; il eût voulu pouvoir s'inspirer de vous, dont la parole éloquente et persuasive est venue à diverses reprises animer la foi de notre pays. Vos trop courts passages parmi nous ont laissé à tous ceux qui ont eu le bonheur de vous
approcher un souvenir ineffaçable; que dirais-je de ceux qui, comme moi, ont eu l'insigne honneur de vous voir de plus près encore, dans Tantique boulevard du calvinisme, dans cette ville jusqu'ici envahie par l'hérésie, et où vous opérez de si salutaires conversions?
Votre dévouement au saint-siége est connu, Monseigneur; on sait que vous êtes un des plus vaillants champions de cette cause si sainte et si injustement persécutée. On sait aussi toutes les preuves d'affection que vous avez reçues de notre très saint-père. L'hommage de ce livre, destiné à rappeler les vertus comme les malheurs d'un pontife martyr, était donc dû à plus d'un titre à Votre Grandeur.
Puisse ce modeste ouvrage être accepté par vous comme un sincère hommage du respect que nous portons à votre génie, et de notre admiration pour voire vertu.