‹ Pie VII et Napoléon IerChapitre 5 sur 16 · SUCCESSEURS DE PIE VU · texte numérisé non relu

SUCCESSEURS DE PIE VU

gueur une ancienne coutume introduite par saint Grégoire le Grand, qui voulait que tous les jours douze pauvres trouvassent à dîner dans son palais. Le jour même de son couronnement, après une longue et fatigante cérémonie, en rentrant dans son palais, au lieu de goûter le repos dont il avait besoin, il alla surprendre ses pauvres, bénit la table et les servit lui-même en leur adressant des paroles pleines de bonté.

Quelques jours après, il visita à Timproviste rhospice établi aux Thermes de Dioclétien, prit connaissance de la nourriture et des habillements, et s'assura que rien ne manquait à cette classe qu'il regardait comme la portion la plus précieuse de son troupeau, et d'autant plus digne de ses soins qu'elle est plus malheureuse et plus abandonnée.

Il s'occupa aussi des besoins de l'Église et s'empressa de pourvoir aux évéchés vacants. Une maladie vint le surprendre au milieu de ses occupations. Un miracle de

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dévouement lui rendit la santé. Il avait auprès de lui le saint évéque de Macerata, Mgr Strambi^ dont la cause de béatification a été depuis introduite. On désespérait de la vie du Pape. Dans cette extrémité, Mgr Strambi célèbre le saint sacrifice, et il offre à Dieu sa propre vie pour prolonger celle du Souverain-Pontife. Alors, éclairé d'une lumière surnaturelle, il dit aux assistants que Dieu agrée son offre ; il appelle par son nom l'auguste malade qui, en ce moment, entrait en agonie; Léon XII éprouve aussitôt une amélioration sensible, et il ne tarde pas à être rétabli, tandis que son ami, le vénérable Strambi, meurt presque subitement d'une attaque d'apopilexie, le 2 janvier 1825.

Léon XII reprit ses travaux avec une nouvelle activité. De grands événements religieux illustrèrent son Pontificat. Un concordat fut conclu avec le Hanovre en 1824 ; les Jésuites furent replacés à la tète du Collège romain, tandis qu'en France on

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leur interdisait Renseignement: L'année ïûème (fe Fa mort: de Lâ>n Xir^ ftrt srignalêe parte grwoà acte de Féman^ipation des catholiques en Angleterre. Alop& aussi commeaçait à se? diévelopper en Fraiîce, et de là se* répandait dans tout lé monde catholique, la belle' œuvre defla Propagarlion de la foi, née à Lyon en 182Î. Léon XII protégoa^ énergiquement les* missions étrangères; il" ramena à: Tunion quelques» Égides' schi»^matiques 'd'Asie; il accorda dies pasteurs 1^ gitimes arux républiques d'Amérique formées des débri's des colonies espagnoles.

Les État» de l'Église flirent Toi^jet d^un grand nombre d'excellentes mesures. Léon XII introduisit d'utiles réformes dans Taèministration, dans la marche de 1» procédure civile et dans les fraie' de ta justice. A dater du ♦•'janvier 1826^ il diminua è'ira quart Fimpôt foncier , aboJit divers impôts? onéreux^ cïéa des hôpitaux, consacra cba^e aimée des sommes considéraUer aur travaux pubiks et réalisa le plan ppo-

jetâ' pM Pie VH en fimdant FemÉre. te Scenrs UosptMiér6S, durgées, oonMBa est Fmnee, du soétt^deB matader. Il appekéga^ lemeot le»Da«esr du 8ttCfé^Co9iirde Pari»

pour leur confier Téducatioii: èeg jtttnss.

fill€» de 1» iBoUecne rosiaiiiev et las FrèveB derla^ Dociehie chrétienne, Toués à l'enseî^ gnemeat des classes poimlaires. Les Jaife eurent à se louer de son humanité et de sa sage toléranœ : il fit, en. i8â£(<, éiargûrkur quartier dans Rome et en anpsenta la sa-* lubrité. U.prît aussi d^excellentes dispositions relativement aux études. Après avoir rendu aux Jésuites le €!ollége romain, d'où ils avaient été bannis pendant cinquante^ quatire ans); il kup assura, outre la. btblrothèqne et TobservaÉertre qu'il mit hr leur âis^ > position, xm retenu: annuel de f â,008 écus romains (pliis de 60,Mô^ francs). U eoatsti^ tua complètement le système de renseigne* ment et de Tinstraction psimaire. La bulle promulguée à cet effet, le 28 août iiSU\ est u» document ronaniisablede k prév«oyan€e

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et de la sagesse de Léon XII et de son amour de la science et du progrès. Non-seulement Torganisation décrétée par lui subsiste encore, mais elle a été adoptée comme modèle dans d'autres États.

Léon XII signala, comme son prédécesseur, le danger des sociétés secrètes ; il eut la douleur, comme Pie Vïï, de ne pas être écouté.

Enfin son Pontificat, de si courte durée, fut tellement rempli que sa mémoire vivra dans les annales des plus grands Papes et sera bénie par toute la postérité.

Au commencement du mois de février 1829, la santé du Pape semblait lui présager encore plusieurs années de règne.

Comme il s'entretenait familièrement avec quelques prélats de sa maison, Mgr Testa, secrétaire pour les lettres latines, lui témoigna sa joie de le voir si bien portant, cr Je vous remercie, mon cher Testa, dit le Pontife, mais sachez que dans peu de jours nous ne nous verrons plus. x> S'adressant

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ensuite au majordome^ il lui remit Tanneau pontifical que les Papes sont dans Tusage de porter. « Cet anneau^ lui dit-il^ appartient ii la Chambre apostolique, et c'est vous qui en êtes le dépositaire et le gardien ; je vous le remets, d Le majordome hésitgnt à le recevoir, Léon XII ajouta : o Prenez-le, il pourrait s'égarer; on n'est pas toujours bien à soi lors d'un avènement. » Il avait lui-même composé son épitaphe :

Près des cendres sacrées

de

Léon le Grand

J'ai choisi le lieu de ma sépulture.

Implorant avec instance Tappui

De mon céleste patron

Pour moi, son humble client,

Léon XII,

Le moindre

Entre les héritiers d'un si grand nom.

Les prévisions de Léon XII se réalisèrent.

Le 6 février, il tomba malade. Le 9, comme le danger augmentait, il demanda lui-même

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