LÉON XII
devoir^ il conquit l'estime et le respect de to^s ceux qui eurent Toccasion de le connaître *.
Plus tard, Pie VII confia à Tarchevéque de Tyr la mission importante de nonce extraordinaire à la Diète de Ratisbonne, pour pourvoir aux besoins des Églises d'AUemagne^ après les sécularisations et les envahissements de 1803. Il eut à ce sujet plusieurs conférences à Ratisbonne , en 1804, et il y déploya beaucoup de zèle et de talent ; mais il ne put triompher de la difficulté des circonstances, et, au bout de quelques années, il se vit obligé de quitter TÂllemagne et de retourner en Italie. Il y fut. témoin de la persécution suscitée par Napoléon contre Pie VII , et il paraît qu'après le départ du Pape, il se retira dans sa famille. Pie VII, en rentrant dans ses États, le nomma nonce extraordinaire à la cour de France, et le chargea de com-
1 Fritx, Dictionnaire encyclopédique de la théolo* gie catholique, article Léon XH.
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plînreiitiefr le roi Louis XVIIf sur son retonr. I>ella Genga revint à Rom* sut la ûxt de la même année. Il fut créé cardinal le 8 mars 1816. En 1820, i! fut nommé cardinal vicaire de Rome. Il était en outre préfet des congrégations cfe lia résidence des évéques, des immunités ecclésiastiques et dii spirituel du Collège rmnain'.
L'élection du cardinal deïla Genga réjouît tous les amis de rÉgKse. H ne se dissimulait pas les difficultés des temps.Dans sa première allocution aux cardinaux, il dit :
Vous n'ignorez pas, Vénérables Frères, quelles cruelles Mesures a reçues, dfansles derniers temps, FÉglîse de Jésus-Christ;, quels ennemis combattent contre la foi orthodoxe ; combien est grande la dépravation des mœurs qui règne partout ; quelles sont les entraves, les difficultés, les obstacltes qui entravent de tous côtés les aflftiires de FÉglîse. Pour nous, nos soins, nos travaux seront», et te jour et la nuit,, eaasacrés à i(h tourner ce déluge de maux. » Le nouvef
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enneim. qiae FÉglise avait, à eombahre venait. de: trouver son nom-: il s'appelait le /tbércdisma^ parodie de la liberté, qui ne vise qu'à ToppresMOii du.Men et à la lieenee du mal, et qui n'est autre chose que Tesprit révolutionnaire déguisé sous im nom plus doux, couvert d'un masque moins repoussant, et parfaitement secondé par les socié** tés secrètes de tout genre,. le& franco-maçons, les carbonari, comme par la plupart des organes de la. presse, par les assemblées politiques^ et par rabaissement universel des caraetères*.
Léon XII fut aidé dans la lutte par la grande majorité de l'épiscopat et par deux écrivains célèbres entre les autres : Joseph deMaistre et le comte de Bonald. Mais il fallait et il faut encore sans doute de nouvelles leçons pour que l'Europe rejette le poison ^ui la mine depuis un siècle*
Le courcxnnement de Léon XII eut lieu le 5 octobre 18â3« Il s'occupa tout d'abord du soulagement des pauvrea et remit en vi*