‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 111 sur 453 · JUSTINE, DUBUISSON, DORMEUIL · texte numérisé non relu

JUSTINE, DUBUISSON, DORMEUIL

JUSTINE

Me voici.

DUBUISSON

C'est heureux ! il faut qu'on s'égosille

Pour obtenir enfin la faveur de vous voir ?

JUSTINE

Mon Dieu , monsieur , j'accours.

Je voudrais bien savoir

Qui peut vous retenir lorsque je vous appelle ?

JUSTINE

J*étais occupée.

DUBUISSON

Oui 1 la réponse est nouvelle.

ACTEI, SCÈNE VIII. î^

Et que faisiez-vous donc ?

JUSTINE

Mais voyez le grand mal î J'étais tranquillement à lire le journal.

DUBUISSON

Tu lisais le journal ? Quoi ! ma pauvre Justine....

JUSTINE

C'est mon plus grand plaisir 5 mais j'ai tort, j'imagine...

DUBUISSON

Non pas -, bonne lecture ! elle te fait honneur. Tu formeras ainsi ton esprit et ton cœur. Tâche d'en inspirer le goût à ta maîtresse : Les journaux , mon enfant , instruisent la jeunesse. Et , dis-moi , quel morceau te captivait au point ?...

JUSTINE

Ce passage instructif conte de point en point Les malheurs d'un mari qui plaide en adultère ; Le tout est détaillé ! . . .

Sotte !

DORMEUIL

Comment , mon frère !

Bonne lecture !

DUBUISSON

Allons 5 vous m'excédez aussi.

( A Justine. )

Faites venir ma lîUe.

JUSTINE

Oui , monsieur.... La voici.

a8 LE FOLLICULAIRE.

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