ACTE III, SCÈNE VI. 8i
DIJBUISSON.
Vous voyant le défendre , J'étais , je vous l'avoue , au moment de me rendre. Mais ceci change tout.
VALCOUR
Monsieur....
DUBUISSON
Vous vous rendrez :
Ma fille vous est chère , et vous l'épouserez.
VALCOUR
Votre amitié pour moi vous séduit , vous entraîne. Mais quoi , lorsque Belval est en butte à la haine , Quand de vils ennemis l'osent calomnier , A ses persécuteurs j'irais m'associer !
Oui , Belval des méchans exerc<' le génie : Cette accusation est une calomnie.
DUBUISSON
Voilà comme toujours vous jugez bien d'autrui. Moi , Belval m'est suspect.
Il est vrai qu'aujourd'hui On m'offrait de prouver les faits dont on l'accuse ; Mais si j'eusse accepté, je serais sans excuse.
DUBUISSON
Non , permettez , mon cher ^ vous avez eu grand tort : Avant de protéger , on s'informe d'abord.
VALCOUR
11 en est encor temps , je puis vous satisfaire , Et des preuves qu'on m'oiïre éclairer cette affaire. Seconde édition. 6.
Mais s'il est innocent , comme j'en suis certain, D'Agathe , dès ce jour , accordez- lui la main.
DUBUISSON
Jamais à cet hymen je ne pourrai souscrire.