‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 151 sur 453 · ACTE III, SCÈNE VI. 8i · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VI. 8i

DIJBUISSON.

Vous voyant le défendre , J'étais , je vous l'avoue , au moment de me rendre. Mais ceci change tout.

VALCOUR

Monsieur....

DUBUISSON

Vous vous rendrez :

Ma fille vous est chère , et vous l'épouserez.

VALCOUR

Votre amitié pour moi vous séduit , vous entraîne. Mais quoi , lorsque Belval est en butte à la haine , Quand de vils ennemis l'osent calomnier , A ses persécuteurs j'irais m'associer !

Oui , Belval des méchans exerc<' le génie : Cette accusation est une calomnie.

DUBUISSON

Voilà comme toujours vous jugez bien d'autrui. Moi , Belval m'est suspect.

Il est vrai qu'aujourd'hui On m'offrait de prouver les faits dont on l'accuse ; Mais si j'eusse accepté, je serais sans excuse.

DUBUISSON

Non , permettez , mon cher ^ vous avez eu grand tort : Avant de protéger , on s'informe d'abord.

VALCOUR

11 en est encor temps , je puis vous satisfaire , Et des preuves qu'on m'oiïre éclairer cette affaire. Seconde édition. 6.

Mais s'il est innocent , comme j'en suis certain, D'Agathe , dès ce jour , accordez- lui la main.

DUBUISSON

Jamais à cet hymen je ne pourrai souscrire.

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