LE BARON, CHARLES, EDMOND
EDMOND, a part.
C'est la raison , vraiment.
CHARLES, a Edmond.
A peine il nous regarde.
Quel orgueil !
EDMOND
A parler, ma foi , je me hasarde.
( au baron , en passant au milieu. )
Monsieur. , . .
LE BARON
Eh bien î mon cher.
CHARLES, a part.
Il me donne une humeur..».
LE BARON, dhin ton de protecteur.
Vous me demandez donc...?
CHARLES, a part.
Ah! quel air de hauteui^ î EDMOND, d!un ton dHronie, Je ne demande rien , je vous le certifie. Je suis riche, monsieur; et mon fils, de sa vie. N'aura, grâces à moi, besoin d'un protecteur.
LE BARON, ^ Charles, Quel est donc votre père ?
EDMOND
Eh mais! je suis, monsieur, Un riche commerçant.
LE BARON
Cet état, je l'honore.
EDMOND
Il donne la richesse. En vérité ,. j ignore
Pourquoi mon fils , qui peut prétendre à de grands biens ^
D'en jouir noblement veut s'ôter les moyens.
Sans ma permission il se fait secrétaire;
11 peut en avoir trois , si cela peut lui plaire.
Est-ce l'ambition qui peut le tourmenter "^
Il est de ces emplois que je puis acheter.
D'ailleurs , j'ai vingt barons qui m'offrent de le prendre;
Dès demain, s'il le veut, chez eux il peut se rendre ;
Tous sauront l'appuyer de leur protection»