ACTE V, SCÈNE V
EL M IPv E.
Je veux parler.
VALCOUR
Songez.
ELMIKE.
Plus de mystère,
MARCEL, à part.
Fort bien.
ELMIRE
On connaîtra votre affreux caractère.
Eh quoi ! je viens hier^acquérîr votre appui ; Et sur moi vous osez publier aujourd'hui Un article insultant, deux pages d'impostures 1 Au lieu de me louer, vous m'accablez d'injures!
DUBUISSON, à Valcour.
ValcouT....
VALCOUR, à Dubuisson.
Ils sont d'accord.
DORMEUIL
Ah ! le trait est charmant î
ELMIRE
J'avais fait cependant les choses noblement 5 Vous en conviendrez.
DORMEUIL
Bon !
Pour de pareils services Je ne regarde pas à quelques sacrifices.
Seconde édition, 9.
i3o LE FOLLICULAlRli.
DUBUISSON
Je veux être pendu si j'y comprends un mot.
ELMIRE, Et m'insulter après î
DUBUISSON, à Valcour.
Elle est donc du complot ?
VA L C 0 L' Pi , à Dubuisson.
C'est cela , de Belval Elmire est la maîtresse.
BELVAL
Eh bien, monsieur, voyons : montrez donc votre adresse.
ELMIRE
Belval !... Eh î dites-moi, qu'êtes- vous devenu Depuis près de deux ans que je ne vous ai vu ?
AGATHE, à part.
Deux ans ! se pourrait- il ?
DUBUISSON, à Valcour.
C'est une comédie.
AGATHE, à part.
S'il était innocent I
DUBUISSON
La pièce est bien ourdie ^ Mais par malheur on sait qu'il vous voit chaque jour i Et nous avons ici tous ses billets d'amour.
Mes lettres ! Ah ! madame , aurais-je dû m'attendre...
Valcour de votie pai t me pressa de les rendre.