‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 184 sur 453 · ACTE V, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE V

EL M IPv E.

Je veux parler.

VALCOUR

Songez.

ELMIKE.

Plus de mystère,

MARCEL, à part.

Fort bien.

ELMIRE

On connaîtra votre affreux caractère.

Eh quoi ! je viens hier^acquérîr votre appui ; Et sur moi vous osez publier aujourd'hui Un article insultant, deux pages d'impostures 1 Au lieu de me louer, vous m'accablez d'injures!

DUBUISSON, à Valcour.

ValcouT....

VALCOUR, à Dubuisson.

Ils sont d'accord.

DORMEUIL

Ah ! le trait est charmant î

ELMIRE

J'avais fait cependant les choses noblement 5 Vous en conviendrez.

DORMEUIL

Bon !

Pour de pareils services Je ne regarde pas à quelques sacrifices.

Seconde édition, 9.

i3o LE FOLLICULAlRli.

DUBUISSON

Je veux être pendu si j'y comprends un mot.

ELMIRE, Et m'insulter après î

DUBUISSON, à Valcour.

Elle est donc du complot ?

VA L C 0 L' Pi , à Dubuisson.

C'est cela , de Belval Elmire est la maîtresse.

BELVAL

Eh bien, monsieur, voyons : montrez donc votre adresse.

ELMIRE

Belval !... Eh î dites-moi, qu'êtes- vous devenu Depuis près de deux ans que je ne vous ai vu ?

AGATHE, à part.

Deux ans ! se pourrait- il ?

DUBUISSON, à Valcour.

C'est une comédie.

AGATHE, à part.

S'il était innocent I

DUBUISSON

La pièce est bien ourdie ^ Mais par malheur on sait qu'il vous voit chaque jour i Et nous avons ici tous ses billets d'amour.

Mes lettres ! Ah ! madame , aurais-je dû m'attendre...

Valcour de votie pai t me pressa de les rendre.

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