‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 185 sur 453 · FL.MIKE · texte numérisé non relu

FL.MIKE

Oui , sans doule.

BELVAL

Ah ! je serai vengé.

ELMIRE

Par vous de ce message il se disait chargé.

VAL COUR,, à part.

Ah I maudite chanteuse î

DUBUISSON, à Valcour.

Ils sont ligués ensemble.

DORMEUIL, à Dubuisson.

Eh bien ! qu^en dites-vous enfin ? que vous en semble.?

DUBUISSON

Je dis que vous avez suborné des témoins , Et que pour me jouer vous unissez vos soins.

ELMIRE

Suborné I quoi , monsieur , vous refusez de croire...

DUBUISSON

Allons , vous me contez une plaisante histoire.

' ELMIRE

Ah ! je perds patience ! on n'y saurait tenir ! Quel homme !

Calmez- vous \ ces débats vont finir j Je n*ai qu'à dire un mot..

i32 LE FOLLICULAIRE.

ELMIRE

Dites-le donc , de grâce.

DORMEUIL, à Valcour.

J'ai voulu voir jusqu'où vous pousseriez l'audace y

à Dubuisson.

Monsieur ; et vous, jouet de sa duplicité , Jusqu'où pourrait aller votre crédulité.

à Valcour,

Mon neveu , selon vous, est l'auteur du libelle? Le manuscrit en offre une preuve fidèle ? Mais , lorsque tout vous sert et semble l'accuser , Il nous reste un témoin qu'on ne peut récuser.

VALCOUR

Un témoin ? Qu'est-ce à dire ?

DORMEUIL

Ah î vous allez Tapprendre.

Vous aviez exigé q'je Saint-Clair vînt vous rendre Le premier manuscrit, qui pouvait vous trahir ^ Il s'est heureusement trop pressé d'obéir -, Et de votre recueil par hasard écartée , Parmi d'autres papiers , une feuille est restée. Je viens de la trouver , je vous l'apporte ici , Elle est de votre main , monsieur , et la voici : Tenez , mon frère.

VALCOUR, à part.

O ciel !

DUBUISSON

Que vois-je ? est-il possible

VALCOUR

Mon cher....

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