FL.MIKE
Oui , sans doule.
BELVAL
Ah ! je serai vengé.
ELMIRE
Par vous de ce message il se disait chargé.
VAL COUR,, à part.
Ah I maudite chanteuse î
DUBUISSON, à Valcour.
Ils sont ligués ensemble.
DORMEUIL, à Dubuisson.
Eh bien ! qu^en dites-vous enfin ? que vous en semble.?
DUBUISSON
Je dis que vous avez suborné des témoins , Et que pour me jouer vous unissez vos soins.
ELMIRE
Suborné I quoi , monsieur , vous refusez de croire...
DUBUISSON
Allons , vous me contez une plaisante histoire.
' ELMIRE
Ah ! je perds patience ! on n'y saurait tenir ! Quel homme !
Calmez- vous \ ces débats vont finir j Je n*ai qu'à dire un mot..
i32 LE FOLLICULAIRE.
ELMIRE
Dites-le donc , de grâce.
DORMEUIL, à Valcour.
J'ai voulu voir jusqu'où vous pousseriez l'audace y
à Dubuisson.
Monsieur ; et vous, jouet de sa duplicité , Jusqu'où pourrait aller votre crédulité.
à Valcour,
Mon neveu , selon vous, est l'auteur du libelle? Le manuscrit en offre une preuve fidèle ? Mais , lorsque tout vous sert et semble l'accuser , Il nous reste un témoin qu'on ne peut récuser.
VALCOUR
Un témoin ? Qu'est-ce à dire ?
DORMEUIL
Ah î vous allez Tapprendre.
Vous aviez exigé q'je Saint-Clair vînt vous rendre Le premier manuscrit, qui pouvait vous trahir ^ Il s'est heureusement trop pressé d'obéir -, Et de votre recueil par hasard écartée , Parmi d'autres papiers , une feuille est restée. Je viens de la trouver , je vous l'apporte ici , Elle est de votre main , monsieur , et la voici : Tenez , mon frère.
VALCOUR, à part.
O ciel !
DUBUISSON
Que vois-je ? est-il possible
VALCOUR
Mon cher....