SCENE V. I
Mad. SAINT-GÉRAN.
Quoi ! vraiment?
SAINVAL
Tout de bon.
MRcI. SAINT-GÉRAN.
Monsieur le magistrat^ excusez-moi j pardon.
SAlNVAL.
On me croit, vous voyez, du bon sens dans le monde. Oui; je veux terminer ma course vagabonde. De conduite, aujourd'hui, je me suis fait un plan 3 J'aurai, quand je devrais rencontrer un tjran , Quelqu'un qui me commande et règne sur moname. Vous m'entendez, je crois, je veux prendre une femme.
T>iad. SAINT-GÉRAN.
Et vous me choisissez pour cet aimable emploi ?
SAINVAL
Je désire en eiïet vivre sous votre loi. Depuis près de dix ans ^ libre ou dans l'esclavage, Je vous ai constamment adressé mon hommage j J'ai riiumeur enjouée, hélas ! de ce défaut, L'hymen , vous le savez , nous corrige trop tôt. Par fois vous êtes triste ; ainsi donc quitte à quitte : Allons, marions-nous, madame, tout de suite. N^est-ce pas, je vais tout préparer. . .
Mad. SAllNT-GÉKAN.
Doucement.
Vous vous passerez donc de mon conseulement ?