‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 202 sur 453 · SCÈNE VIT · texte numérisé non relu

SCÈNE VIT

s AIN VAL, DERMON.

DERMON.

Enfin te voilà seul!

SAINVAL

Tu vois, mon cher ami , Un homme au désespoir.

dermon.

Tant mieux, j'en suis ravi.

SAlNVALi^

Je te rends grâce !

dermonT]

Ecoute : il faut être sincère :

Ta gaîté me mettait aussi trop en colère ;

H2 l'amour et le procès.

Quand on est malheureux, rien ne vous déplaît tant Qu'un visage toujours et serein et content.

SAmVAL.

A présent ^ avec loi je saurai me conduire , 11 me faudra pleurer si je veux le voir rire.

DERîlîOiV.

Cesse donc ces propos^ parle sans vanité : En amour , comme moi, serais-tu maltraité?

SÂI^NVAL.

Maltraité! dis plulot que je suis au martyre ! A mon projet dhvmen on ne veut pas souscrire ; On m'estime , dit-on, et l'on m'aime.

DERJVÎON.

Vraiment On l'a dit : je vous aime, et tu n^es pas content! Que les hommes sont fous! on t*a dit: je vous aime!

SAINVAL

Que veux-lu , mon ami , chacun a son système. Des paroles qu'on donne , ou qu'on reçoit, souvent Autant , dit le proverbe , en emporte le vent.

DERMOIN'.

Aurions-nous rencontré , le fait est-il possible , Tous deux également une femme insensible ?

SAJîsVAL.

Madame Saint-Géran ! elle ne m'aime pas. De l'offre de ma main a-t-elle fait nul cas? Bah î lorsque j'ai parlé d'expirer à^sa vue , Elle n'avait pas l'air seulement d'être émue.

DKRMOIV.

Mes succès ne sont pas certes plus éclatans , Quand je parle d'amour, ou parle de beau lemsî

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