SCÈNE VIT
s AIN VAL, DERMON.
DERMON.
Enfin te voilà seul!
SAINVAL
Tu vois, mon cher ami , Un homme au désespoir.
dermon.
Tant mieux, j'en suis ravi.
SAlNVALi^
Je te rends grâce !
dermonT]
Ecoute : il faut être sincère :
Ta gaîté me mettait aussi trop en colère ;
H2 l'amour et le procès.
Quand on est malheureux, rien ne vous déplaît tant Qu'un visage toujours et serein et content.
SAmVAL.
A présent ^ avec loi je saurai me conduire , 11 me faudra pleurer si je veux le voir rire.
DERîlîOiV.
Cesse donc ces propos^ parle sans vanité : En amour , comme moi, serais-tu maltraité?
SÂI^NVAL.
Maltraité! dis plulot que je suis au martyre ! A mon projet dhvmen on ne veut pas souscrire ; On m'estime , dit-on, et l'on m'aime.
DERJVÎON.
Vraiment On l'a dit : je vous aime, et tu n^es pas content! Que les hommes sont fous! on t*a dit: je vous aime!
SAINVAL
Que veux-lu , mon ami , chacun a son système. Des paroles qu'on donne , ou qu'on reçoit, souvent Autant , dit le proverbe , en emporte le vent.
DERMOIN'.
Aurions-nous rencontré , le fait est-il possible , Tous deux également une femme insensible ?
SAJîsVAL.
Madame Saint-Géran ! elle ne m'aime pas. De l'offre de ma main a-t-elle fait nul cas? Bah î lorsque j'ai parlé d'expirer à^sa vue , Elle n'avait pas l'air seulement d'être émue.
DKRMOIV.
Mes succès ne sont pas certes plus éclatans , Quand je parle d'amour, ou parle de beau lemsî