SCÈNE VU
SAIISVAL.
Cruelle clcsiince !
DERMOIV.
Alîrense inquiétude Resterons-nous long-tems dans celle incertitude ?
SAINVAL
J'ai trouve , lu le sais, le moyen d'en sortir. Les femmes , à leur cœur même savent mentir. Tel se croit malheureux, que l'on aime peut-être, Tel autre est détesté, qui pense ne pas l'être. Le secret d^ine femme ! i! est si bien caché , Qu'il ne s'écliappe pas, il veut être arraché. Tiens, c'est dans un moment de péril , de détresse,. Qu'on connaît si l'on est aimé de sa maîtresse. De nos amantes, nous , voulons nous donc juger? Faisons craindre pour nous un imminent danger. Le sentiment e'choue , employons l'artifice. J'ai préparé la tante et l'instant est propice ; r»îous sommes divisés par un débat cruel . . .
nERMON.
C'est cela, faisons craindre entre nous un duel, Voilà le seul mojen.
SAINVAIi.
La ruse est excellente ; Alors , en ma faveur, lu parles à la tante; Moi , je vais préparer la nièce et j'en réponds. J'aurai d'elle Tayeu. ...
T>ERM0N.
La voici.
SAINVAL
Commençons.
124 l'amour et le procès.