‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 203 sur 453 · SCÈNE VU · texte numérisé non relu

SCÈNE VU

SAIISVAL.

Cruelle clcsiince !

DERMOIV.

Alîrense inquiétude Resterons-nous long-tems dans celle incertitude ?

SAINVAL

J'ai trouve , lu le sais, le moyen d'en sortir. Les femmes , à leur cœur même savent mentir. Tel se croit malheureux, que l'on aime peut-être, Tel autre est détesté, qui pense ne pas l'être. Le secret d^ine femme ! i! est si bien caché , Qu'il ne s'écliappe pas, il veut être arraché. Tiens, c'est dans un moment de péril , de détresse,. Qu'on connaît si l'on est aimé de sa maîtresse. De nos amantes, nous , voulons nous donc juger? Faisons craindre pour nous un imminent danger. Le sentiment e'choue , employons l'artifice. J'ai préparé la tante et l'instant est propice ; r»îous sommes divisés par un débat cruel . . .

nERMON.

C'est cela, faisons craindre entre nous un duel, Voilà le seul mojen.

SAINVAIi.

La ruse est excellente ; Alors , en ma faveur, lu parles à la tante; Moi , je vais préparer la nièce et j'en réponds. J'aurai d'elle Tayeu. ...

T>ERM0N.

La voici.

SAINVAL

Commençons.

124 l'amour et le procès.

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