‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 233 sur 453 · S C J; N £ XX · texte numérisé non relu

S C J; N £ XX

( l^rnest est toi^jours pétrifié ^ dans la même attitude. ) SAINT-LEGER.

Ah! c'est toi, cher Ernest ?.... {^U eœarninant.^ Eh bien ! qu'as-tu donc? Ptéponds-nioi.... Tu dis?

tRNEST.

Ouf!

SAINT-LEGER

Qu'est-ce que cVst que ça? Ouf!

ERNEST, frappant du pied

Bon Dieu! mon ami, tu arrives toujours trop

tard! Elle était là, là, il y a trois secondes si tu

avais été près de moi, j'aurais eu le courage de lui parler.

SAINT-LEGER

Tu q'as rien dit ?

Rien. J'étais pétrifié , immobile ; cela m^arrive toujours à la première, à la seconde entrevue; xnais, à la troisième, tu verras!

SAINT-LEGER

Allons , te voilà perdu auprès d'elle.

ERNEST

Que veux-tu? c'e^t un mal qui me prend , et qu'il m'est impossible de vaincre... Et puis elle tenait ma leltre ; elle en avait l'air fàchco,

SAiNT-LLGER, à pari.

Elle est difficile.

EKNEST.

Maïs qu'elle revienne î qu'elle revienne ! je me »ens un courage! .... Ne me quitte pas!

SAINT-LI o^^.

Tu entends bien que je ne puis être là, quand.. .^

EUNEST.

Ah! diable!

s A TNT-LEO EU.

Mais il faut de Tassurance , de Taplomb.... Une femme n'est jamais réelementen colère, lorsqu'on lui dit qu'on l'adore , et quand elle vous répond : « Je suis bien étonnée. Monsieur, que vous osiez

» vous pcriîieltre » c'est comme si elle disait:

« Je suis enchautée que vous vouliez bien me. trouai ver aimable et jolie ; mais laissez-moi du temps. » J'ai reçu , dans ma vie, deux ou trois soufflets qui ne voulaient pas dire autre chose.

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