‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 270 sur 453 · ACTE I, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE X

LE PRINCE

Jeune homme , vous traitez fort mal votre souverain j mais, je vous le déclare, je ne signerai pas ce contrat, que vous n'ayez rapporté son consentement.

VOLB ERG, se levant.

Ah î ça, messieurs, nous vous avons laissé parler tant que vous avez voulu -, à présent moi, je vous signifie que nous n'avons que faire ici du Prince , ni de son agrément -, que les Stromberg , pour marier leur nièce , n'ont besoin du consentement do personne , et la preuve de ce que j'avance, c'est que nous allons signer de suite.

LA. BAROiNNE.

Je vous approuve , mou frère ^ si son altesse trouve mauvais qu'on ne l'ait pas consultée, tant pis pour son altesse.

LE BARON

Des hommes comme nous ne s'embarrassent point de la signature d'un prince.

MOLEN

Un paraphe de plus ou de moins , qu'est-ce que cela pour un philosophe ?

Mais , messieurs , réfléchissez, je vous prie, aux suites que peut avoir cette démarche inconsidérée ^ elle peut influer d'une manière terrible sur le sort d'Edgard 5 le Prince lui a promis un avancement rapide.

EDGARD

Eh ! que m'importent les grades et les honneurs, si je perds Irma.

LE PRINCE

(A part.) On ne peut tarder d'arriver. (TTaat.) Edgard , je n'insiste plus , vous le voul^ absolument , plaise au Ciel que vous n'ayez pas à vous en repentir. Voyons , monsieur

Iç notaire. (// 5'fl55Ze<i.) (On s'assied.)?

EDGARD, vivement.

Monsieur le notaire , au nom du ciel, la plus grande diligence !

LE NOTAIRE

« Par-devant nous, etc.... furent présens, etc.. etc..

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