ACTE I, SCÈNE XI
LE BARON, embarrasse.
Eh ! mais , vous êtes bien pressant.
LE PRINCE, insistant.
Voilà la plume.
LE BARON
Un moment donc Est-ce que vous voulez signer ,
VOLBERG, embarasse'.
Moi Je veux imiter en tout la baronne.
LA BARONNE
S'il faut l'avouer, la situation n'est peut-être plus tout-àfait la même.
MOLEN
Si j'ose le dire, elle pourrait bien être un peu changée.
VOLBERG.
Mais regardez donc , baronne , comme celte corbeille est jolie.
LA BARONNE
Les fleurs qu'elle contient exhalent un parfum qui m'enivre.
♦ LE BARON
Vous disiez donc , monsieur Graff, qu'on ne peut se passer de l'agrément du Prince.
MOLEN , frappant sur l'e'paule de M. Gra £F.
Cet honnête monsieur Grafï, je l'ai toujours reconnu pour un homme de bon conseil.
LE BARON
Vous repasserez , monsieur Graffj on doit quelques égards aux princes qui nous font des préséns.
LE PRINCE, toujours assis.
Eh ! messieurs , qu'est-ce que c'est qu'un paraphe de plus OU de moins pour des philosophes ?
VOLBERG.
Philosophes , oui, certes , nous le sommes ;.... mais notre philosophie n'est point sauvage , et pour briller elle n'emprunte pas la ressource commune de braver toutes les convenances— Philosophe ! ce nom bien cher.... Nous signerons sans cloute Mais il nous faut le temps de conférer
ensemble sur un événement aussi important,
LA BARONNE
Précieuse corbeille !
IRMA
Funeste présent!
EDGARD
( Il sort avec Irma et la baronne. }