‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 271 sur 453 · ACTE I, SCÈNE XI · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE XI

LE BARON, embarrasse.

Eh ! mais , vous êtes bien pressant.

LE PRINCE, insistant.

Voilà la plume.

LE BARON

Un moment donc Est-ce que vous voulez signer ,

VOLBERG, embarasse'.

Moi Je veux imiter en tout la baronne.

LA BARONNE

S'il faut l'avouer, la situation n'est peut-être plus tout-àfait la même.

MOLEN

Si j'ose le dire, elle pourrait bien être un peu changée.

VOLBERG.

Mais regardez donc , baronne , comme celte corbeille est jolie.

LA BARONNE

Les fleurs qu'elle contient exhalent un parfum qui m'enivre.

♦ LE BARON

Vous disiez donc , monsieur Graff, qu'on ne peut se passer de l'agrément du Prince.

MOLEN , frappant sur l'e'paule de M. Gra £F.

Cet honnête monsieur Grafï, je l'ai toujours reconnu pour un homme de bon conseil.

LE BARON

Vous repasserez , monsieur Graffj on doit quelques égards aux princes qui nous font des préséns.

LE PRINCE, toujours assis.

Eh ! messieurs , qu'est-ce que c'est qu'un paraphe de plus OU de moins pour des philosophes ?

VOLBERG.

Philosophes , oui, certes , nous le sommes ;.... mais notre philosophie n'est point sauvage , et pour briller elle n'emprunte pas la ressource commune de braver toutes les convenances— Philosophe ! ce nom bien cher.... Nous signerons sans cloute Mais il nous faut le temps de conférer

ensemble sur un événement aussi important,

LA BARONNE

Précieuse corbeille !

IRMA

Funeste présent!

EDGARD

( Il sort avec Irma et la baronne. }

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