‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 273 sur 453 · MOLEN, LE PRINCE · texte numérisé non relu

MOLEN, LE PRINCE

MOLEN

Cher professeur, que de remercîmens ne vous devonsnous pas 5 vous nous avez empêché de faire une grande sottise.

LE PRINCE

Laquelle ?

MQl^N.

Sans vous, notre nièce serait mariée à présent , et nous ne pourrions plus prétendre....

LE PRINCE

A quoi donc prétendez-vous ?

MOLEN

Je ne m'explique pas.... Mais désormais vous pouvez compter sur notre reconnaissance.

LE PRINCE

Je la mettrai à l'épreuve.

MOLEN, confidenliellemânti

Avant peu , nous serons bien en cour.

Vraiment î

MOLEN, avec beaucoup d'importance.

Que voulez-vous que je demande pour vous au Prince.

LE PRIISCE, après avoir réfléchi.

Dites-lui qu'il me nomme conseiller.

MOLEN

Y pensez-vous !... Vous avez, dit-on , écrit contre lui.

LE PRINCE

Non pas contre lui , mais contre les abus qui se sont glissés malgré lui , dans son gouvernement.

MOLEN

Ainsi , vous ne Pavez donc pas personnellement chapitré ?

LE PRINCE

Mon Dieu! non.

MOLEN

Tant mieux.... Il y avait de quoi, cependant.

LE PRINCE

Vous croyez?

MOLjEN.

A votre place , moi , j'aurais parlé de ses aventures galantes j de ses courses nocturnes.

Oui , c'eût été piquant.

MOLEN

De son goût bizarre pour les déguisempns.

LE PRINCE

Comment , il se déguise ?

MOLEN

L'autre jour , jePai reconnu dans la foule... , mais il m'a fait signe au moment où j'allais crier : Vive sou altesse î

LE PRINCE

Voilà de la discrétion.

MOLEN

Qu'est-ce que c'est , entre nous , qu'un souverain qui

Page 1