‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 314 sur 453 · ACTE I, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE I

Selon moi, le plus grand est celui d'écouter. Tu vas de point en point, t'expliquer, ma petite;

{Açec volubilité?) Dis-moi ce que tu sais; surtout dis le moi vite!

LISETTE

Ma petite!... voyez comme il est familier! Eh bien! non.

COMTOIS

Tiens j crois-moi, ne te fais pas prier. Tu brûles de parler^ je brûle de t'entendre ; Allons! Lisette, allons! ne nous fais pas attendre.

LISETTE, souriant.

Tais-toi, mauvais plaisant! va, si je le pouvais, Je ne te dirais rien ; mais au moins tu promets...

COMTOIS , ai>ec vivacité.

Parle, je promets tout, je meurs d'impatience.

LISETTE

Or donc, je te dirai que, depuis son enfance,

La fille d(^ madame était en pension ,

Sans qu'ici jamais d'elle on eût fait mention.

Mais son institutrice enfin , à la vieillesse

Ayant payé tribut , notre jeune maîtresse

Par la poste chez nous arrivant un beau jour.

Nous apprend... qu'elle existe, et qu'elle est de retour.

Quoi! vous ne saviez pas qu'elle a)^it une fille, Vous qui,... pour ainsi dire , êtes de la famille!

LISETTE

C'est une vérité, mon cher, voilà deux mois Que nous la vîmes tous pour la première fois.

]\'en sois pas étonné pourtant : Mademoiselle Dès l'enfance a quitté la maison paternelle, Et... je l'aperçois! Sors.

COMTOIS

Qui? moi!

LISETTE

Retire toi.

Elle vient pour causer un moment avec moi.

(// sort.)

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