ACTE I, SCÈNE VI
Un malheureux, Comtois! quel est-il? l'as-tu vu? Parle.
COMTOIS
Madame...
jyiME DORVAL. *
Allons, ne me fais point attendre.
Déjà pour lui je sens un intérêt bien tendre! M'offrir l'occasion de faire des heureux , C'est aller, tu le sais , au devant de mes vœux.
COMTOIS
Ah! qui pourrait douter de votre bienfaisance ? Mais, loin de vous, tandis qu'épiant l'indigence, A mille infortunés vous étendez vos soins , Il en est près de vous qui ne le sont pas moins !
M^^ DORVAL
Ici des malheureux ! mais tu me perces l'âme ! Réponds-moi, quels sont-ils?
COMTOIS
Votre fille , Madame î ^ME DORVAL, se lestant.
ySa Jigure se décompose d^ abord, mais bientôt elle reprend sa dignité, )
Monsieur Comtois!
Comtois, d'un air joyeux. " Madame...
j^lME DORVAL.
• Ecoulez.
LISETTE, a part.
Il est pris.
j^jME DORVAL.
Quand un valet bavard me donne des avis, Je ne lui fais d'abord qu'une simple menace;
Mais , s'il se le permet de nouveau , je le chasse.
[Elle sort.)
i8 LA MÈRE RIVALE,