‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 325 sur 453 · ACTE I, vSGENE VIL · texte numérisé non relu

ACTE I, vSGENE VIL

Justement. Nous allions terminer cette affaire , Quand tout à coup Sophie arriva chez sa mère.

COMTOIS

Mais c'est , en vérité , fort mal choisir son temps.

LISETTE

N'est-il pas vrai? cela dérangeait tous nos plans. Madame le sentit. Ordre à Mademoiselle, Depuis qu'elle est ici , de demeurer chez elle. Par cette ruse adroite, on retient les Amours, Que l'on craignait de voir s'envoler pour toujours.

COMTOIS

Il faut en convenir, l'invention est bonne. Et personne ne sait qu'elle est ici i^ personne ?

LISETTE

Non, sauf Belcour, à qui l'on voulait le cacher»

COMTOIS

Le chevalier?

LISETTE

Lui-même. On ne put empêcher Que , dès le premier jour, il n'apprît celte affaire. Dire comment il a pénétré ce mystère, Je ne le puis, Comtois; mais Madame déjà Commence à soupçonner....

COMTOIS

Ahî bien, nous y voilà..

Moi je soupçonne aussi que cet amant volage De la mère à la fille a porté son hommage.

LISETTE

A te dire le vrai, je ne sais qu'en penser. Et là-dessus eiicor je n'ose prononcer.

COMTOIS

Que clis-tu là ?

LISETTE

Je tiens de Sophie elle-même Que depuis fort long-temps c'est un autre qu'elle aime ; Et quant a^ chevalier, il est d'une froideur! .... Si son cœur est ëpris , son air est bien trompeur. Dieu ! quel bruit !

COMTOIS

C'est Madame ! .... Ah ! je crains que ma vue...

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