‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 326 sur 453 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

M^iE GERTRUDE, Mme dORVAL.

j^iME DORVAL, montrant le papier qu^elle tient.

J'ai surpris ce matin un étrange message. J'espère que par vous j'en saurai davantage , Madame ; j'avais cru pouvoir compter sur vous. Quoi ! sous vos yeux, ma fille aurait des rendez-vous?

jiME GERTRUDE.

Des rendez-vous, Madame ! .... erreur ! fausse nouvelle! Jadis j'ai dirigé plus d'une demoiselle ; Et, grâce à ma prudence , à mon activité , Un scandale pareil n'a jamais existé.

M™E DORVAL

Vous prétendez nier...?

jyjME GERTRUDF.

Je ne réponds pas d'elle ;

Mais je réponds de moi. Ma vigilance est telle,

Que.... l'on vous trompe enfin , c'est moi qui vous le dis.

Jadis....

^iME DORVAL, r interrompant.

Eh ! laissez là , Madame , vos jadis !

Il s'agit du présent. Lisez, femme incrédule,

Et sachez à quel point vous êtes ridicule !

Lisez. ^

M''^ GERTRUDE , apres avoir lu.

/ Les jeunes gens de nos jours sont maudits!

C'est une vérité, Certainement, jadis....

a6 la MERE RIVALE,

M^E DORVAL

Jadis ! toujours jadis! quelle étrange personne ! Eh ! croyez-moi , jadis vous radotiez, ma bonne , Et radotez encor beaucoup plus aujourd'hui-

M^^ GERTRUDE, décoiicertée.

Madame permettez.... ce discours....

M*»E DORVAL

Ohî l'ennui!

Bon Dieu ! quelle fureur aujourd'hui vous possède î Conçoit-on qu'à c*e point cette femme m'excède? Je n'y puis plus tenir ; sortez.

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