SCENE IX
M^iE GERTRUDE, Mme dORVAL.
j^iME DORVAL, montrant le papier qu^elle tient.
J'ai surpris ce matin un étrange message. J'espère que par vous j'en saurai davantage , Madame ; j'avais cru pouvoir compter sur vous. Quoi ! sous vos yeux, ma fille aurait des rendez-vous?
jiME GERTRUDE.
Des rendez-vous, Madame ! .... erreur ! fausse nouvelle! Jadis j'ai dirigé plus d'une demoiselle ; Et, grâce à ma prudence , à mon activité , Un scandale pareil n'a jamais existé.
M™E DORVAL
Vous prétendez nier...?
jyjME GERTRUDF.
Je ne réponds pas d'elle ;
Mais je réponds de moi. Ma vigilance est telle,
Que.... l'on vous trompe enfin , c'est moi qui vous le dis.
Jadis....
^iME DORVAL, r interrompant.
Eh ! laissez là , Madame , vos jadis !
Il s'agit du présent. Lisez, femme incrédule,
Et sachez à quel point vous êtes ridicule !
Lisez. ^
M''^ GERTRUDE , apres avoir lu.
/ Les jeunes gens de nos jours sont maudits!
C'est une vérité, Certainement, jadis....
a6 la MERE RIVALE,
M^E DORVAL
Jadis ! toujours jadis! quelle étrange personne ! Eh ! croyez-moi , jadis vous radotiez, ma bonne , Et radotez encor beaucoup plus aujourd'hui-
M^^ GERTRUDE, décoiicertée.
Madame permettez.... ce discours....
M*»E DORVAL
Ohî l'ennui!
Bon Dieu ! quelle fureur aujourd'hui vous possède î Conçoit-on qu'à c*e point cette femme m'excède? Je n'y puis plus tenir ; sortez.