SCENE III
GERMOjS^ , BELCOUR , SOPHIE, M^^ DORVAL,
"la MARQUISE , LA COMTESSE.
M'**^ DORVAL , à part.
Que vois-je ? c'est ma fille ! ô Dieu ! je suis perdue !
SOPHIE, tirant avec précipitation^ et ne uoyant que sa
' mère.
Madame, permettez....
(Apercevant les autres personnages,) O ciel!...
M^^ DORVAL, avec humeur.
^ Que voulez-Yous ?
StOvniE^ faisant un mouvement pour se retirer.
Ah! pardon , je venais embrasser vos genoux.
BELCouR , qui était derrière elle, lui prenant la main.
Pourquoi vous éloigner ?
MME DORVAL, a part.
Quelle fâcheuse scène !
LA COMTESSE, à Sophie.
Demeurez avec nous.
SOPHIE, h part.
Je me soutiens à peine.
{Apercevant Germon.)
Ciel! Germon! •
LA COMTESSE , CL madame Dorval.
Quelle est donc cette charmante enfant?
M^^E DORVAL, a sa fille.
Quoi! vous avez osé, quand on vous le défend...
SOPHIE , se jetant a ses pieds.
Madame, ah ! contre moi n'ayez point de colère.**
J'aurais trop de chagrin d'avoir pu vous déplaire.
Mais, hélas! loin de vous, j'éprouve tant d'ennui!...
A mon argus j'ai pu m'échapper aujourd'hui,
Et j'ai cédé, pardon de mon audace extrême.
Au désir d'embrasser une mère que j'aime.
LA MARQUISE , vivement. *
Sa mère !
LA COMTESSE
Est-il possible? ai-je bien entendu '* Sa mère !