‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 342 sur 453 · SOPHIE, M^E DORVAL · texte numérisé non relu

SOPHIE, M^E DORVAL

M^K DORVAL

Approchez-vous.

SOPHIE , a part.

Je tremble !

M»»" DORVAL , ai^ec humeur.

Et n'ayez point d'effroi

SOPHIE, a part.

Par quel tort ai-je pu l'irriter contre moi ?

M**^ DORVAL

Ecoutez , et parlez franchement , je l'exige. Je reçois un avis qui m'étonne et m'afflige. Ce matin même, ici , jugez de mon courroux, J'ai surpris un billet qui s'adressait à vous.

SOPHIE , a part.

Germon m'au#ait éc^it ! quel excès d impruderice !

aiME DORVAL*

L'auteur est sûrement de votre connaissance "^

Mais où l'avez-vous vu ? dans quels lieux ? en quel temps ?

Parlez.

SOPHIE

' Je le connais depuis près de deux ans.

MME DORVAL

Mais comment avec lui vous êtes-vous trouvée ?

SOPHIE

Dans la pension même où je fus élevée. MME DORVAL, a part.

Maudite pension ! que n'ai-je pu prévoir! ....

(^haut.) Mais il avait sans doute un motif pour vous voir ? Que venait-il chercher au fond de ces campagnes .^ ,

SOPHIE

Sa sœur , Madame , était une de mes compagnes.

M^E DORVAL , a part.

Sa sœur ! il m'a caché qu'il avait une sœur !

Il a craint d'éveiller le soupçon dans mon cœur.

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