ACTE 11, SCENE
FL AVIEN
Ah ! ciel ! il est doré !
Des estampes ! voyons.
PÉRIANTHE
Un moment ! Prends donc garde.
Quel enfant !
F L AV I E N
^ Et comment s'appelle-t-il ?
PÉRIANTHE
Regarde.
F I. AV I E N , lisant.
« Almanach des centenaires. »
Tiens !
Voyons si dedans tu liras aussi bien.
F L AV I E N
C'est trop fin.
PÉRIANTHE
Hé ! Jamais ne me demandez rien , Si vous me refusez.
F L AV I E N , se mettant -vite a lire.
« Mathusalem et tous les patriarches... >
PÉRIANTHE, V interrompant.
Ah ! passons à notre ère :
Ceux-là ne prouvent rien... si non qu on dégénère.
[Indiquant un autre endroit du livre.)
Là.
F L AV I E N , lisant.
« L'anglais Park a vécu cent cinquante-deux ans et « neuf mois.»
PÉRiANTHE, a lui-même.
Des temps primitifs si Ton ose douter, Voilà des faits récents, qu'on ne peut contester.
F L Av I E N , continuant.
" La comtesse de Demonde a passé cent quarante « ans. »
PÉRIANTHE, h lui-même.
C'est ce qu on peut encore appeler un bel âge !
F L AVI EN, s'interrom.pant.
Qu'elle devait avoir de rides au visage , A cent quarante ans !
PÉRIANTH E.
Bon. Allez, allez.
F L AV I E N , lisant.
« On a remarqué que tout le temps de leur vie , ils « se sont levés matin. »
PÉRIANTHE, a lui-même.
Ma foi !
L'aube très-rarement me surprend au lit, moi.
F L AV I E N , continuant.
« Qu ils faisaient de l'exercice , et à pied. ^'
PÉRIANTHE
Je ne l'épargne point.