ACTE II, SCÈNE
F L Av I E N , continuant.
« Et il n'y a personne qui ne puisse espérer une pa- " reille longévi... longé... long...»
pÉRiANTHE, V aidant. '
«Longévité. Et il n'y n personne qui ne puisse es- « pérer une pareille longévité. »
Oui. Ma joie est extrême !
Que tu lis bien ! que je... cher entant , que je t'aime ! Mais demeurons en là; cest bien pour aujourd'hui. Le plaisir trop souvent trouve en chemin l'ennui; Ménageons le nôtre.
F L AVI EN, vivement.
Oui.
PÉRIANTHE
Goûtons-le avec mesure.
Nous reprendrons tantôt cette aimable lecture. Viens, je veux avec toi faire dans le jardin De l'exercice à pied. Il fait beau ce matin. Je me sens tout dispos. Donne-moi ma béquille.
FLAVIEN Da la chercher ^ et parcourt le théâtre a califourchon dessus.
Ohé!
PÉRIANTHE, le regardant.
De quelle ardeur ce jeune sang pétille ! Donne.
FLAVIEN, donnant la béquille.
Ah! si j'étais grand!...
PÉRIANTHE
Tu serais bien heureux.
FL AVIEN
Oui , j'irais à cheval, je serais amoureux.
PÉRIANTHE
Amoureux !
FLAVIEN
Eh! mais oui.
PÉRIANTHE, a part.
Que diantre veut-il dire ?
( haut. )
Qu'entendez-vous par là?
FLAVIEN
Dame!...
PÉRIANTHE
Eh bien ?
FLAVIEN
Qu'on soupire.
( // imite Jules )
Puis qu'on fait comme ça : ]\Ies transports,mon bonheur! Puis qu'on est bien content.
P É R I AN T H E , rt /7arf.
Ou je suis dans l'erreur, Ou Jules nous ménage encor quelque surprise. Dans ses déportemens ma bonté l'autorise.
( haut. ) Et d'où sais-tu cela.^^ Qui t'en a tant appris?