‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 380 sur 453 · ACTE II, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE

F L Av I E N , continuant.

« Et il n'y a personne qui ne puisse espérer une pa- " reille longévi... longé... long...»

pÉRiANTHE, V aidant. '

«Longévité. Et il n'y n personne qui ne puisse es- « pérer une pareille longévité. »

Oui. Ma joie est extrême !

Que tu lis bien ! que je... cher entant , que je t'aime ! Mais demeurons en là; cest bien pour aujourd'hui. Le plaisir trop souvent trouve en chemin l'ennui; Ménageons le nôtre.

F L AVI EN, vivement.

Oui.

PÉRIANTHE

Goûtons-le avec mesure.

Nous reprendrons tantôt cette aimable lecture. Viens, je veux avec toi faire dans le jardin De l'exercice à pied. Il fait beau ce matin. Je me sens tout dispos. Donne-moi ma béquille.

FLAVIEN Da la chercher ^ et parcourt le théâtre a califourchon dessus.

Ohé!

PÉRIANTHE, le regardant.

De quelle ardeur ce jeune sang pétille ! Donne.

FLAVIEN, donnant la béquille.

Ah! si j'étais grand!...

PÉRIANTHE

Tu serais bien heureux.

FL AVIEN

Oui , j'irais à cheval, je serais amoureux.

PÉRIANTHE

Amoureux !

FLAVIEN

Eh! mais oui.

PÉRIANTHE, a part.

Que diantre veut-il dire ?

( haut. )

Qu'entendez-vous par là?

FLAVIEN

Dame!...

PÉRIANTHE

Eh bien ?

FLAVIEN

Qu'on soupire.

( // imite Jules )

Puis qu'on fait comme ça : ]\Ies transports,mon bonheur! Puis qu'on est bien content.

P É R I AN T H E , rt /7arf.

Ou je suis dans l'erreur, Ou Jules nous ménage encor quelque surprise. Dans ses déportemens ma bonté l'autorise.

( haut. ) Et d'où sais-tu cela.^^ Qui t'en a tant appris?

Page 1