‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 386 sur 453 · ACTE Jl, SCENK liJ · texte numérisé non relu

ACTE Jl, SCENK liJ

voLRADE, -vivement.

La nièce du ministre ?

PÉRIANTHE

Oui , je sais tout.

JULES, a part.

Grands dieux !

PÉRIANTHE, raillant Jules.

La vieillesse au besoin trouve encore des yeux.

VOLRADE.

Eh mais... c'est en effet une aimable personne;

( a Jules , d'un ton très-composé. ) Et je... Mon bon ami, parfois on s'abandonne... (La parole chez nous est toujours un torrent.) Mon zèle, bien qu'il soit celui d'un bon parent, Peut-être ici m'égare. Il s'agit d'hyménèe : La chose mûrement veut être examinée.

C'est vous qu'elle intéresse après tout ; et , ma foi ! Vous y vouloir guider est trop prendre sur soi.

[^avec une sensibilité emphatique.)

Des maux que nous versa le sort impitoyable , Un mauvais mariage est le plus redoutable ; Et si vous me deviez un destin si ci;uel , J'en porterais dans lame un regret éternel.

PÉRIANTHE

Voilà changer de note avec peu de scrupule , Et de légers motifs charger un préambule. La nièce du ministre adoucit votre aigreur. Mais, de votre aveu même, il y va de l'honneur.

A Dieu ne plaise aussi que ma bouche l'invite

A jamais en franchir l'immuable limite!

Mais celle qu'on prescrit à notre autorité

Ne change pas non plus à notre volonté.

Au reste , nous verrons. Monsieur, l'heure s'écoule ;

Auprès de Suzeval nous trouverons la foule.

PÉ RIANT HE

[a Jules.) Partons. — Songes-y bien: si je perds mon procès, Sur ton compte, morbleu î j'en couche tous les frais.

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