‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 388 sur 453 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

SUZEVAL, JULES.

JULES

Ah! monsieur...

SUZEVAL.

Est-ce vous , mon cher enfant ?

JULES

C'est nïoi Qui ne pouvais vous voir plus à propos.

SUZEVAL.

Pourquoi ?

JULES

Si vous saviez, hëias!

SUZEVAL.

Eh ! quel ton lamentable ! Vous si vif, si bouillant ! Le trait est remarquable.

JULES

Vous me voyez, monsieur, entièrement changé, Et de tous mes défauts, en effet, corrigé.

SUZEVAL.

Depuis quand .^

JULES

Mais...

SUZEVAL, souriant.

Le temps ne fait rien a Parfaire.

Passons.

, JULES

J'ai tout-à-fait dompté mon caractère.

SUZEVAL.

Noble effort!

JULES

Vous savez que vers tous les plaisirs Un penchant invincible entraînait mes désirs ?

SUZEVAL.

Vraiment, si je le sais! on ne peut davantage; Et même , en un besoin j'en rendrais témoignage.

JULES

Eh bien , c'est qu'en moi-même enfin je suis rentré ; C'est que de mes erreurs le voile est déchiré ; C'est que j'en fuis l'attrait avec un soin extrême ; Que sage, posé...

SUZEVAL, U interrompant.

Bref, vous n'êtes plus le même.

C'est fort bien. Périanthe attendait sûrement A me voir, pour m'apprendre un si beau changement: U ne m'en écrit rien.

JULES

Mais il ne sait la chose Que depuis tout à l'heure.

SUZEVAL.

Ah! la métamorphose Date alors de bien près.

JULES

Elle date d'hier.

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