SCÈNE V
SUZEVAL, JULES.
JULES
Ah! monsieur...
SUZEVAL.
Est-ce vous , mon cher enfant ?
JULES
C'est nïoi Qui ne pouvais vous voir plus à propos.
SUZEVAL.
Pourquoi ?
JULES
Si vous saviez, hëias!
SUZEVAL.
Eh ! quel ton lamentable ! Vous si vif, si bouillant ! Le trait est remarquable.
JULES
Vous me voyez, monsieur, entièrement changé, Et de tous mes défauts, en effet, corrigé.
SUZEVAL.
Depuis quand .^
JULES
Mais...
SUZEVAL, souriant.
Le temps ne fait rien a Parfaire.
Passons.
, JULES
J'ai tout-à-fait dompté mon caractère.
SUZEVAL.
Noble effort!
JULES
Vous savez que vers tous les plaisirs Un penchant invincible entraînait mes désirs ?
SUZEVAL.
Vraiment, si je le sais! on ne peut davantage; Et même , en un besoin j'en rendrais témoignage.
JULES
Eh bien , c'est qu'en moi-même enfin je suis rentré ; C'est que de mes erreurs le voile est déchiré ; C'est que j'en fuis l'attrait avec un soin extrême ; Que sage, posé...
SUZEVAL, U interrompant.
Bref, vous n'êtes plus le même.
C'est fort bien. Périanthe attendait sûrement A me voir, pour m'apprendre un si beau changement: U ne m'en écrit rien.
JULES
Mais il ne sait la chose Que depuis tout à l'heure.
SUZEVAL.
Ah! la métamorphose Date alors de bien près.
JULES
Elle date d'hier.