‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 398 sur 453 · ACTE Jl, SCENE VU · texte numérisé non relu

ACTE Jl, SCENE VU

en AU ANCO N.

Sans doute. Et je vous dis qu'il n'est ruses, détours, Adresse, dont les gens n'empruntent le secours, Pour que, sans en risquer la plus mince partie, L'argent qu'ils vont semant prospère et fructifie. Les vergers, disent-ils, enclosent des moissons Beaucoup moins que la leur sujettes aux larrons. Voilà que vous touchez à l'époque prescrite Où l'on doit de vos biens vous laisser la conduite; Je l'ai dit à monsieur,* il veut absolument Que l'obligation date de ce moment.

( bas a Rufln. )

Appuie !

RUFIN

Ah ! c'est très-vrai , je le veux.

JULES

A votre aise.

Je n y vois point pour moi de fâcheuse hypothèse. Mais si je meurs avant, messieurs mes héritiers Sur un titre pareil paîront peu volontiers : La chose a sûrement par vous été pesée. Or, vous démêlerez avec eux la fusée.

RUFIN, bêtement.

C'est cela.

CHARANÇON, a part.

Juste ciel! et n'avoir point pensé!...

( a Jules. )

Monsieur...

rji LES QUATRE AGES.

JULES

Je sors. Tu sais combien je suis pressé.

( a Rufin , en lui donnant le sac. )

Je voudrais en l)illets convertir cette somme : Venez , vous m'aiderez. Vous êtes un digne homme ; Un peu juif; mais au prix d'un avare tuteur, Un second père , un ange , un dieu pour un mineur.

CHARANÇON, Seul.

Et je le laisse aller! ah! ses extravagances Vont me faire expirer dans d'éternelles transes ! C'est qu'un fou de la sorte est capable en ce jour De se rompre le cou, pour me jouer un tour.

FIN Di: SECOND ACTE.

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