‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 397 sur 453 · ACTE II, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VII

Que les neuf mille francs, dans l'acte relatés, Ne sont pas dans le sac. Les espèces^ont rares : Il faut, pour en trouver, forcer des mains avares, Qui ne s'ouvrent, parbleu! qu'à bon escient.

K TI F l^f.

Voilà.

Je VOUS avais tantôt averti de cela.

JULES

Que m apportez-vous donc ? ,

CHARANÇON

Cinq mille huit cents livres.

[a Rit/i/i.) N'est-ce pas le total que j'ai lu sur vos livres.^

Oui, vous pouvez compter : bons louis, bons écus. Vous ne trouverez pas wr^e obole de plus.

JULES, a Ritfin.

Il faut que votre argent produise et vous rapporte, Je le sais; mais, ma foi! cette usure...

CHARANÇON

Elle est forte.

RUFIN

Infarne!

CHARANÇON, bciS.

Eh! tais-toi donc!

R u F I N , A part.

Il me dit d\jppuyer!

no LES QUATRE AGES.

CHARANÇON

Le marché ne doit pas vous faire récrier ;

D'ailleurs , s'il vous âéplait, monsieur est galant homme;

Rien de fait : sans rancune, il remporte sa somme.

R u F I N , allant pour prendre le sac.

Donnez.

CHARANÇON, liii retenant la main.

C'est qu'il en sait que faire.

JULES

En y songeant, Je fais un sot marché; mais j'ai besoin d'argent.

CHARANÇON, avec une fausse bonhomie.

Voyez : dans quelques jours peut-être à meilleur compte En pourrez-vous trouver.

JULES

Tu me fais un beau conte!

Il m'en faut sur-le-champ.

CHARANÇON

Signez, s il est ainsi.

JULES, signant.

C est, tout considéré, ce que je fais aussi. Ha cà, mais...

Qu'est-ce encore:'

JULES

Avez- vous lu cet acte ?

La date qu'il énom;e est fort loin d'étie exacte.

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