‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 4 sur 453 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

a fatiguant notre enfance

« De devoirs puérils , de soins minutieux. »

qui pourrait être aussi le sujet d'une grande co» médie. Ne pouvant le développer , j'ai dû l'indiquer , puisque la présence de ce pieux tyran accroît l'intérêt du récit d'Emma, au 4^ acte. Le second avantage , d'augmenter la famille , de varier ses caractères, et de prouver encore

« Qu'il est avec le ciel des accommodements. »

Le troisième est de me dispenser d'employer un personnage subalterne , étranger à la famille. J'avais à faire rougir les maîtres , je devais écarter les valets.

Voilà les réponses que j'adresse à mes critiques éclairés et bienveillants, non pour leur prouver qu'ils ont eu tort , mais pour leur faire connaître les ressources que j'ai cru trouver dans le plan que j'ai adopté.

Quant aux journalistes qui insultent au lieu d'instruire , qui mentent à leur conscience comme au public , qui jugent un ouvrage dramatique comme une action révolutionnaire , et qui ne

PRÉFACE. vu

voient dans ceux qui l'applaudissent que des sots et des méchants , je n'ai rien à leur répondre.

Ces hommes, dont on connaît /e.y talents y le bon toi} et les bonnes mœurs ^ grâce à leur caractère , n'ont plus le pouvoir d'outrager; et telle est maintenant leur réputation , qu'il n'est pas un homme de lettres qui ne se crût déshonoré de leurs éloges. Ces protecteurs des vices privilégiés prétendent qu'ils n'ont jamais connu les modèles de mes tableaux; ah! combien je punirais ceux dont ils veulent défendre la cause avec tant de bonne-foi, si je leur prouvais, par des exemples tirés de l'histoire, qu'il n'est peut-être pas une cour où l'innocence n'ait été sacrifiée à l'ambition d'une famille par des chevaliers complaisants. Si de grands seigneurs ont avoué publiquement cette perversité de mœurs, elle a dû s'étendre à des rangs moins élevés; et dès qu'un vice peut devenir général, et qu'il peut être châtié sans blesser les convenances, il est du domaine de la comédie.

Je sais qu'il est des portraits qu'un peintre doit craindre d'exposer aux yeux de la multitude; leur laideur repoussante nous forcerait à mépriser l'espèce humaine : aussi n'essaierai-je jamais d'of-

vin PREFACE.

frir au public ces hommes sans pudeur , vils instruments des partis; qui n'ont acquis de célébrité que par leur audace et leur bassesse ; qui s'enorgueillissent de leurs trahisons, comme on s'honore d'une vertu ; qui défendent aujourd'hui les nobles contre les épigrammes d'une comédie , et qui , naguères , aimés contre le malheur , demandaient leurs têtes du haut d'une tribune.

Personnages. Acteurs.

Le baron de ROSENTHAL. MM. Michelot.

La baronne de ROSENTHAL, sa femme. M"* Leverd. Mad. BRIGITTE, sœur de la baronne. M"'' Régnier. EMMA de ROSENTHAL, nièce du baron

etfille du major de Rosenthal, orpheline. M^^* Mars. EDMOND DE ROSENTHAL, frère du

baron , sous le nom de Francbourg. Damas.

CHARLES DE ROSENTHAL , fils d'Edmond. Armand. Le chevalier de FLORELLL Devigny.

Une Présidente. M"* Dupont.

Un Conseiller. St.-Eugène.

Un domestique. Faure.

La scène est dans une petite "ville d Allemagne.

Nota. Les acteurs sont places au théâtre comme en fête de chaque scène , le premier a la droite de Facteur.

LA

COMÉDIE

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