ACTE 111, SCEINE il. ;ç
V o L R A D E , continuant.
Doit à son seul nK'iite...
Permettez...
voLRADE, continuant.
La faveur dont je la félicite :
Son application, ses talents, ses vertus. Sont proclamés partout. Nouveau Cincinnatus, A la charrue aussi l'on est allé vous prendre.
SUZEVA L.
A la comparaison j'étais loin de prétendre; Mais , dût Cincinnatus en souffrir quelque ennui , Je crois qu'ici pourtant je l'emporte sur lui : Il prit la dictature, et n'en fit pas mystère; Et moi, j'ai refusé, monsieur, le ministère.
VOLRADE.
Eh! plait-il.»^ Vous avez?... Pardon , j'ai mal compris : Vous avez refusé?...
SUZEVAL. N
Vous voilà bien surpris.
Vous ne concevez point, quand le pouvoir m'appelle, , . Qu'aux douceurs du repos je demeure fidèle : C'est ainsi, toutefois. J'ai dans des soins constans, Pour servir mon pays, consumé mes beaux ans : Ce repos m'est acquis, et j'en jouis sans crime. Si j'ai par mes travaux mérité quelque estime, La France compte encor de nombreux citoyens Dont les talents sans peine effaceront les miens.
8o LES QUATRE AGES.
Mes maximes enfin ne corrompront personne; Et peu de gens suivront l'exemple que je donne.
Mais à ce doux repos qui vous a pu ravir? A qui de vous revoir devons-nous le plaisir?
SUZEVAL.
La place qu'on m'offrait, charge illustre et brillante, Par mon humble refus ne peut rester vacante : Mais n'est-il pas des droits qu'il nous faut exercer ; Où nul, en aucun cas, ne nous peut remplacer? Voilà ce qui m'amène.
VOLRADE. '
A monsieur votre frère Certe! une voix de plus ne sera pas contraire.
SUZEVAL, wi peu piqué.
Assurément, monsieur. Mon frère a des vertus, Du zèle, des talents, des principes connus: Cela vaut quelque chose; et, si je la lui donne. Je ne croirai ma voix mieux donnée à personne. Adieu, messieurs.
PÉRIANTHE
Adieu.