‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 404 sur 453 · ACTE III, SCÈNE III. 8i · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE III. 8i

Un orgueil mal caché dans ses humbles propos. Aux affaires, sans doute, à bon droit il renonce: La raison qu'il en a d'elle-même s'annonce : C'est un homme qui baisse.

PÉRI ANTHE.

Il paraît, entre nous.

Que Jules à ses vœux l'a gagné comme vous.

VOL RADE, avec une intention perfide jusqiû a la fin

de la scène.

Comme moi ! Permettez. Vous seul êtes le maître : Père, tuteur, vos droits se font assez connaître. J'ai pu ne point blâmer ces projets d'union , Mais sans vous asservir à mon opinion.

Le pouvoir d'un ministre à nos désirs fidèle Promettait d'enchaîner la haine des d'Orbèle ; Il pouvait compenser du moins les embarras Qu'entraîne évidemment une rupture.

PÉRIANTHE

Hélas !

AccueiUir ces projets d'un peu de bienveillance N'était pas , de ma part , offenser la prudence. C'est tout une autie chose à présent.

PÉRIANTHE

Je frémis.

VOL R AD E

Voilà votre repos de nouveau compromis.

PÉRIANTHE

Je sentais cela , moi !

VOLR AD E.

La chicane s'apprête :

Ces débats rallumés sont sa plus douce fête.

PÉRIANTHE

Traître !

VOLRADE.

Et , tout assuré qu'en semble le succès , Vous pouvez à la fin perdre votre procès,

PÉRIANTHE, outré.

Je saurai le contraindre à tenir sa parole.

VOLRADE.

Il paraît que pour lui c'est un lien frivole.

PÉRIANTHE

Il paraît, il paraît!... Sans mon consentement Il ne peut contracter aucun engagement; Et je vous promets bien que...

VOLRADE.

Chimère !

PÉRIANTHE

Chimère!

Eh quoi ! l'autorité d'un tuteur et d'un père ?

VOLRADE.

Non ; mais il est un terme à cette autorité : Et comment au-delà forcer sa volonté?

De sa rébellion les lois seront complices.

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