ACTE III, SCÈNE III. 8i
Un orgueil mal caché dans ses humbles propos. Aux affaires, sans doute, à bon droit il renonce: La raison qu'il en a d'elle-même s'annonce : C'est un homme qui baisse.
PÉRI ANTHE.
Il paraît, entre nous.
Que Jules à ses vœux l'a gagné comme vous.
VOL RADE, avec une intention perfide jusqiû a la fin
de la scène.
Comme moi ! Permettez. Vous seul êtes le maître : Père, tuteur, vos droits se font assez connaître. J'ai pu ne point blâmer ces projets d'union , Mais sans vous asservir à mon opinion.
Le pouvoir d'un ministre à nos désirs fidèle Promettait d'enchaîner la haine des d'Orbèle ; Il pouvait compenser du moins les embarras Qu'entraîne évidemment une rupture.
PÉRIANTHE
Hélas !
AccueiUir ces projets d'un peu de bienveillance N'était pas , de ma part , offenser la prudence. C'est tout une autie chose à présent.
PÉRIANTHE
Je frémis.
VOL R AD E
Voilà votre repos de nouveau compromis.
PÉRIANTHE
Je sentais cela , moi !
VOLR AD E.
La chicane s'apprête :
Ces débats rallumés sont sa plus douce fête.
PÉRIANTHE
Traître !
VOLRADE.
Et , tout assuré qu'en semble le succès , Vous pouvez à la fin perdre votre procès,
PÉRIANTHE, outré.
Je saurai le contraindre à tenir sa parole.
VOLRADE.
Il paraît que pour lui c'est un lien frivole.
PÉRIANTHE
Il paraît, il paraît!... Sans mon consentement Il ne peut contracter aucun engagement; Et je vous promets bien que...
VOLRADE.
Chimère !
PÉRIANTHE
Chimère!
Eh quoi ! l'autorité d'un tuteur et d'un père ?
VOLRADE.
Non ; mais il est un terme à cette autorité : Et comment au-delà forcer sa volonté?
De sa rébellion les lois seront complices.