‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 410 sur 453 · ACTE 111, SCENE Vil. pi · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCENE Vil. pi

VOLR AD£.

Celui que vous savez, celui qu'en ma jeunesse

M'inspira le désir d'obtenir quelque appui.

Et qui blesse des gens tout puissants aujourd'hui.

Vainement ma prudence , en ces jours trop célèbres ,

Avait de l'anonyme emprunté les ténèbres ;

Un acte de mon seing dût être revêtu,

Et de quelque affidé le mystère connu.

Cet acte , par le temps , par un hasard perfide ,

Est à la fin tombé dans une main sordide

Qui d'un infâme gain en attend la douceur.

Un libraire m'apprend qu'il en est possesseur;

Qu'il tient du livre même un dernier exemplaire,

Et qu'il en va traiter avec mon adversaire ,

{^Indiquant l endroit de la lettre ou sont ces mots. )

Si « dans un bref délai, moyennant un bon prix, » Le tout entre ses mains par moi n'est pas repris.

PÉRIANTHE

Eh mais, le général enfin n'est pas capable...

VOLR ADE.

Il est ambitieux !

JULES, h part.

C'est dire impitoyable !

11 faut voir ce marchand; il faut...

PÉRIANTHE

C'est un fripon ; 11 abuse....

VOLRADE.

Eh! monsieur, on ne vous dit pas non.

Mais récrit, l'écrit seul m'occupe et m'embarrasse. Il en faut à tout prix anéantir la trace.

Courez donc...

PÉRIANTHE

Oui, courez.

VOLRADE.

Mais un autre embarras...

C'est qu'il faut de l'argent...

PÉRIANTHE

Et vous n'en avez pas ?

VOLRADE.

J'en aurais; vous pensez que rien n'est plus facile; Mais le moindre délai rendrait tout inutile. Voilà sans contredit le plus fâcheux hasard... Peut-être en ce moment est-il même trop tard.

PÉRIANTHE

Vous n'avez point d'argent!

VOLRADE.

Non , monsieur, non.

PÉRIANTHE

Qu'en tends-je!

Vous qu'on croyait... Le fait, à vrai dire, est étrange. Depuis qu'en beaux deniers bien dûment acquitté, De votre revenu le quart vous fut compté ;

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