JULES, VOLRADE, PÉRIANTHE, CHARANÇON
PÉRIANTHE, a Charançon, Eh! venez donc! Il faut vous appeler.
CHAR AN ÇON
Que voulez-vous, monsieur?
•PÉRIANTHE
Donnez-moi, sans remise, La somme que tantôt en vos mains j'ai remise.
CHARANÇON
La somme ?
PÉRIANTHE
Que tantôt j'ai remise en vos mains.
Ne m'entendez-vous pas?
CHARANÇON
Eh mais , dans quels desseins ?,..
Ma probité, je crois , ne vous est pas suspecte.
PÉRIANTH E.
Que me vient-il conter!
CHARANÇON
Monsieur, je vous respecte j Mais enfin...
PÉRIANTHE
Mais enfin , telle est ma volonté.
Belle solution que votre probité!
CHARANÇON
Monsieur...
- Eh bien ?
JULES
Je vois qu'il a fait quelque emplette, Payé ses fournisseurs; bref, que sa caisse est nette.
(^a Charançon.)
N'est-il pas vrai ?
CHARANÇON
Je suis...
JULES, a Périanthe.
(a Charançon.)
Vous voyez. — Laissez-nous.
PÉRIANTHE
Où prendrai-je à présent des fonds?...
JULES
Rassurez-vous; J'en ai. Je cours trouver sur le champ ce libraire; Et, s'il n'est point trop tard, accommoder l'affaire.
VOLRADE.
Quoi! Jules, vous seriez généreux jusqu'au point...
JULES, sans aigreur.
De faire mon devoir, et de n'hésiter point; Bien que des intérêts où j'attache ma vie Me puissent inspirer une contraire envie.