‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 412 sur 453 · JULES, VOLRADE, PÉRIANTHE, CHARANÇON · texte numérisé non relu

JULES, VOLRADE, PÉRIANTHE, CHARANÇON

PÉRIANTHE, a Charançon, Eh! venez donc! Il faut vous appeler.

CHAR AN ÇON

Que voulez-vous, monsieur?

•PÉRIANTHE

Donnez-moi, sans remise, La somme que tantôt en vos mains j'ai remise.

CHARANÇON

La somme ?

PÉRIANTHE

Que tantôt j'ai remise en vos mains.

Ne m'entendez-vous pas?

CHARANÇON

Eh mais , dans quels desseins ?,..

Ma probité, je crois , ne vous est pas suspecte.

PÉRIANTH E.

Que me vient-il conter!

CHARANÇON

Monsieur, je vous respecte j Mais enfin...

PÉRIANTHE

Mais enfin , telle est ma volonté.

Belle solution que votre probité!

CHARANÇON

Monsieur...

- Eh bien ?

JULES

Je vois qu'il a fait quelque emplette, Payé ses fournisseurs; bref, que sa caisse est nette.

(^a Charançon.)

N'est-il pas vrai ?

CHARANÇON

Je suis...

JULES, a Périanthe.

(a Charançon.)

Vous voyez. — Laissez-nous.

PÉRIANTHE

Où prendrai-je à présent des fonds?...

JULES

Rassurez-vous; J'en ai. Je cours trouver sur le champ ce libraire; Et, s'il n'est point trop tard, accommoder l'affaire.

VOLRADE.

Quoi! Jules, vous seriez généreux jusqu'au point...

JULES, sans aigreur.

De faire mon devoir, et de n'hésiter point; Bien que des intérêts où j'attache ma vie Me puissent inspirer une contraire envie.

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