ACTE IV, SCEJNE 111. io
PÉKIANTHE.
Oui.
SUZEVAL.
L'idée est bien soudaine.
LE NOTAIRE
J'ai là tout ce qu'il faut : daignez prendre la peine...
PÉRI AN TH. E , a Suzeval.
Oui, c'est le grand dessein qui m'occupe en effet, Et qui ne sera pas plus long-temps imparfait. J'ai trop prêté l'oreille à la raison timide : La colère à la fin l'emporte, et me décide.
SUZEVAL.
La colère ! Fort bien ; et d'un meilleur conseil On ne peut faire choix pour un acte pareil. Mais à qui voulez-vous léguer le témoignage D'un sentiment si juste et d'un parti si sage?
PÉRIANTHE
A monsieur Jules.
SUZEVAL.
Quoi î c'est votre petit-fils Que vous... Mais j'en suis moins affligé que surpris. Dans les vagues transports de son courroux extrême Votre cœur égaré s'est méconnu lui-même : Vous en resterez là.
PÉRIANTHE
Moi ?
s UZEV 4 L.
Vous.
io4 LES QUATRE AGES.
PÉRIANTHE
Vous le croyez ?
SUZEVAL.
J'en suis sûr.
PÉRIANTHE
Ah ! c'est être... Et si vous le voyiez?
SUZEVAL.
Si je le voyais ?
PÉRIANTHE
Oui.
SUZEVAL, après un petit temps.
Que votre cœur prononce ; C'est lui, lui que je charge ici de ma réponse.
PÉRIANTHE
Il me la fait aussi. Comment donc, un ingrat
De mon autorité hautement se rira!
Tout entier aux écarts de sa folle cervelle.
Dans mes vœux les plus chers il me sera rebelle ,
Et je ne pourrai point le punir à mon gré !
Il m'osera braver , et je le souffrirai!
( «M notaire. )
Non. — Ecrivez, monsieur.
SUZEVAL.
Et votre aveugle haine Cède ainsi, sans regret, au transport qui l'entraîne!
PÉRIANTHE
Sans regret... Il n'importe. Enfin j'use d'un droit.