ACTE IV, SCENE X. i^iW
P É RI ANTHE.
Point du tout.
VOLR ADE.
"^ Et ces gens, dans leur zèle implacable , Vont porter un arrêt, hélas! irrévocable! Si vers eux mon rival précipitant ses pas , Armé d'un tel moyen...
JULES
Il ne s'y rendra pas.
VOLRADE.
Et comment?
> JULES
11 refuse en effet de remettre Le funeste dépôt qu'annonçait cette lettre; Mais il admet, monsieur, un autre arrangement, Votre unique recours en ce fatal moment. J'ai pris beaucoup sur moi, pourtant j'ai l'assurance Dé n'avoir point blessé les lois de la prudence.
* Pour suppléer au défaut de développement et de clarté qui résulte de la suppression des scènes précédentes , à la représentalion , Volrade change ce couplet ainsi :
D'autre part une horrible tempête S'apprête sourdement à fondre sur ma tète. Tant de gens exaltés dans leur opinion , vSonpçonnent à la fin... ma modération.
Et mon sort dépend d'eux , et leur zèle implacable Porte dans uu instant l'arrêt irrévocable. Si vers eux mon rival , ete.
Votre houjpieur en péril n'avait point à choisir.
VO LR ADE.
Qu'avez-vous fait enfin? Vous prenez à plaisir... »
JULES
Voyant qu'à vous servir ma prière impuissante Compromettait vos droits et trompait votre attente, Je changeai tout -à-coup de ton et de discours, Et d'un parti plus sûr empruntai le secours. Je feignis que , trahi par mes vaines alarmes , Vous ne m'aviez prescrit que le recours des armes...
VOL R A DE
Eh ! Plait-il ?
JULES, continuant.
Que porteur d'un prétendu cartel , Je venais proposer...
PÉRIANTIIE.
Ehî quoi donc?
j u L E s , avec feu.
Un duel.
PERIANTHE.
Un duel
JULES
Oui, monsieur; le moyen est extrême, O dieux; je le sais aussi bien que vous-même. Mais telle est de son sort la rigueur aujourd hui , Qu'en pouvoir faire usage esl un bienfait pour lui.