‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 432 sur 453 · ACTE IV, SCENE X. i^T · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE X. i^T

^ Enfin tout est conclu. Ce sont des adversaires * Si grauds , si généreux que ces vieux militaires ! Point de ruse chez eux, point de lâches détours; L'honneur, est une loi qu'ils respectent toujours.

PÉRI ANTHE.

Le comble du délire et de l'extravagance , C'est qu'il est glorieux de ce trait de démence. Qui vous autorisait à rien prendre sur vous ? Ne pouviez-vous venir vous entendre 'avec nous ? Un duel!... Affronter!... J^e jouer de sa vie!

JULES

Eh ! valait-il donc mieux affronter l'infamie ! Par là notre adversaire est sans force aujourd'hui, V Et le débat du moins n'est qu'entre nous et lui.

PÉRIANTHE

Il n'aura pas tort!

V o L R A D E , (Tun ton décidé.

Non. Quelle qu'en soit la suite, Je ne puis, en effet, qu'approuver sa conduite.

PÉRIANTHE

Quoi! vous irez vous battre?

VOLRADE.

Eh! cent fois trop heureux

* Changez ainsi ces deux vers :

Enfin tout est d'accord. Il est des adversaires, Des cœurs si géncreux , si nobles, si sincères !

D'étouffer à ce prix un secret désastreux! Rassuré sur ce point, contre un nouvel orage J'en vais mieux diriger mon art et mon courage. Rejoignons nos amis 5 non , tout n'est pas perdu , Et pour être accablé, je ne suis point rendu.

JULES

Où voulez-vous aller? Eh! c'est dans l'instant même Qu'on vous attend.

O ciel!,

VOL RADE

Ma surprise est extrême.

Dans l'instant, dites-vous?

JULES. f

Oui, monsieur, dans l'instant.

VOL RADE

Quel motif?... N'est-ce pas un piège qu'on me tend !

PÉRIANTHE

N'en doutez point.

J ULES. .

Un piège!

VOLRADE.

Et sur quelle assurance Laisserai-je le champ libre par mon absence ! Votre âge est confiant : ne peut-on contre moi Avoir même abusé de votre bonne foi ?

JULES, avec dégoût. O le digne soupçon !

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