‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 434 sur 453 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

PÉRIANTHE, IULES, CHARANÇOJN,

JULES

Quoi ! l'honneur cède à ses intérêts ! Et moi , honteux jouet de son lâche système , J'aurai part à l'affront... Non , non , je cours moi-même... J'ai répondu pour lui ; pour lui je me battrai : Son adversaire attend; je le satisferai.

PÉRIANTHE

Vous î iciiARÀNçoN, qui est entré un peu avant la sortie de Volrade.

Ah ! mon billet !

JULES, a Périanthe, Oui.

PÉRIANTHE, le retenant.

Que prétendez-vous faire .►•

JULES

Mon devoir.

Malheureux ! est-ce donc votre affaire ?

CHARANÇON

Non, non. Tenez-le bien, monsieur.

JULES, parcourant avec agitation le devant du théâtre.

Pour le sauver,

i3o LES QUATRE AGES.

J'aurai pris un parti... le seul quon peut trouver:

Le seul qui , suggéré par mon heureuse audace ,

Pouvait de l'infamie écarter la menace.

Un rival offensé , maître de son destin ,

Le pouvait accabler de ce coup trop certain ;

Mais de sa loyauté donnant un noble gage ,

Il aura de l'honneur entendu le langage-

Et le juste retour de tant de bonne foi ,

C'est qu'il sera joué , trompé , trahi par -moi î

Ah ! plutôt de sa main perdre cent fois la vie !

Courons...

CHARANÇON, le retenant.

Monsieur...

PÉRI AN THE, de même.

Restez.

Laissez-moi , je vous prie.

CHARANÇON

Songez donc...

JULES, se dégageant.

Vos efforts sont ici superflus.

Adieu.

PÉRIANTHE

Soyez...

CHARANÇON

De ofrâce!...

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