‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 433 sur 453 · ACTE IV, SCENE X · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE X

VOLRADE.

Dites-nous donc la cause Ou grand empressement qu'ici l'on se propose:'

JULES

J'avais imaginé qu'on la reconnaîtrait.

Cette cause est, monsieur, votre seul intérêt.

C'est le délai surtout que vous aviez à craindre.

Vous devez me louer bien plutôt que vous plaindre.

Mais écartons , de grâce , un frivole débat :

Vous-même réglerez les termes du combat,

Sur les lieux où bientôt sera votre adversaire.

PÉRIANTHE

Il en veut faire enfin une loi nécessaire.

JULES

Vous hésitez!

VOLRADE, a Périanthe. '

Tandis que je serais...

PÉRIANTHE

Hélas!

JULES, a Volrade.

Répondez donc, monsieur.

Non je n'hésite pas.

Est-ce à moi de ramper dans la route commune; A de vains préjugés d'immoler ma fortune? Près d'atteindre le but de mes désirs secrets , Pour un fol incident je m'en écarterais!... Un moment de retard est ici peu de chose; Ailleurs, de ma ruine il deviendrait la cause :

On nie prépare un coup qu'il faut d'abord parer... Enfin , vous auriez pu ne me point rencontrer.

PÉRIANTHE

Sûrement.

JULES

Quoi?

Bien loin que je vous désavoue; De cet arrangement moi-même je me loue. Mon rival me verra, vous n'en pouvez douter; Mais d'autres soins, vous dis-je, il me faut acquitter. Attendez-moi.

JULES

Monsieur...

V o L R A D E , sortant.

Je vous joins dans une heure.

JULES

Ecoutez.

V o L R A D E , disparaissant.

Je ne puis.

JULES, a Périanthe.

Ah! faites qu'il demeure!

Il se perd s'il s'éloigne.

PÉRIANTHE

Eh ! trêve de regrets !

11 fait bien.

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