‹ [Pièces de théâtre, 1820-1822]Chapitre 74 sur 453 · M MA · texte numérisé non relu

M MA

Ah! je rougis d'entendre ! et rougis de penser.

loo LA FILLE D'HONNEUR.

Pour (les yeux aveuglés, monsieur, quelle lumière!..».

favec l'explosion de l'indignation et de la douleur. )

Quoi, l'on me déshonore, et je n'ai plus de père!

EDMOND

Mon enfant....

E M MA

Comment ! celle à qui mes jeunes ans Ont été confiés î et ce sont des parents! Une tante !

EDMOND

A la cour on l'excuse peut-être ; Et c'est-là que l'orgueil accorde tout au maître...

( Emma n'entend plus rien , et réfléchit. )

Emma , qui vous occupe ?

EMMA, après aç>oir réfléchi.

Oui , c'est la vérité.

Je frémis du danger qui me fut présenté. A mille souvenirs ma mémoire fidèle En accable mon cœur, et le trouble comme elle. Quoi î j'ai pu si long-temps ne pas m'appercevoir De ce que tous les jours le public a pu voir. Quoi! d'un prince en effet j'ai reçu les hommages; Il m'offrait des présents que m'apportaient ses pages: Dans ce moment encor mon front en est paré , Ou plutôt pour jamais il est déshonoi*é.

EDMON D.

Emma , rassurez-vous.

EMMA, avec désespoir.

Ah ! si je vous suis chère , Soyez mon protecteur , bien plus , soyez mon père.

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