M MA
Ah! je rougis d'entendre ! et rougis de penser.
loo LA FILLE D'HONNEUR.
Pour (les yeux aveuglés, monsieur, quelle lumière!..».
favec l'explosion de l'indignation et de la douleur. )
Quoi, l'on me déshonore, et je n'ai plus de père!
EDMOND
Mon enfant....
E M MA
Comment ! celle à qui mes jeunes ans Ont été confiés î et ce sont des parents! Une tante !
EDMOND
A la cour on l'excuse peut-être ; Et c'est-là que l'orgueil accorde tout au maître...
( Emma n'entend plus rien , et réfléchit. )
Emma , qui vous occupe ?
EMMA, après aç>oir réfléchi.
Oui , c'est la vérité.
Je frémis du danger qui me fut présenté. A mille souvenirs ma mémoire fidèle En accable mon cœur, et le trouble comme elle. Quoi î j'ai pu si long-temps ne pas m'appercevoir De ce que tous les jours le public a pu voir. Quoi! d'un prince en effet j'ai reçu les hommages; Il m'offrait des présents que m'apportaient ses pages: Dans ce moment encor mon front en est paré , Ou plutôt pour jamais il est déshonoi*é.
EDMON D.
Emma , rassurez-vous.
EMMA, avec désespoir.
Ah ! si je vous suis chère , Soyez mon protecteur , bien plus , soyez mon père.