SCÈNE II
LES MÊMES , Mme LEDOUX. Elle entre par la gau che et porte une tasse de lait.
MADAME LEDOCX.
Ah ! vous voilà , Thérèse ?... (Test bien , mon enfant... j'aime qu'on soit matinal... Où donc est Fortuné ?...
FRANÇOIS
Encore à dormir, madame; mais, si vous voulez , je vais l'appeler...
MADAME LEDOUX
Du tout... il a besoin de repos... sa santé exijje les plus grandes précautions... Dès qu'il paraîtra , vous lui recommanderez de prendre cette tasse de lait que j'ai préparée.
(Elle la pose sur la cheminée. ) FRANÇOIS , à part.
Dieu ! quelle attention...
MADAME LEDOCX.
N'avcz-vous pas remarqué, François, Que, depuis quelque temps, il a une petite toux
sèche?
FRANÇOIS
C'est vrai, madame... et si j'ai un conseil à lui donner, c'est de se marier bien vite.
MADAME LEDOUX
Vous croyez?
FRANÇOIS
Oui , madame... le mariage est un «aimant... et je vous avoue que moi-même je serais prêt* qœ dispose...
MADAME LEDOCX.
Vous songeriez à vous marier?
FRANÇOIS
C'est assez naturel, quand on a des mœurs...
MADAME LEDOl X.
Je n'aurais pas le droit de m'y opposer... mais je crois vous en avoir déjà prévenu... je ne veux pas chez moi de gens mariés, et je Serais forcée de vous donner votre compte.
THÉRÈSE, à part.
Ah ! mon Dieu !
FRANÇOIS, bas à Thérèse.
Tu l'entends... et tu comprends le motif...
JllÉr.ï.sK, bas à François.
C'est toujours bien ennuyeux...
LES MALHEURS D'UN JOLI GARÇON
aj.