‹ Pièces de théâtreChapitre 1013 sur 1241 · FORTUNÉ, FLORA · texte numérisé non relu

FORTUNÉ, FLORA

FLORA

Vous chantiez, Fortune; vous êtes bien joyeux.

FORTUNÉ

Je prévoyais sans cloute votre arrivée.

FLORA

Toujours calant... Je suis bien aise de vous trouver seul... .J'ai à vous parler...

FORTUKÉ, à part.

Et la bourgeoise qui va revenir... quel supplice!... (Haut.) Parlez, piquante Flora.

FLORA

Ce que j'ai à vous dire exi^e tant de ménagements... Et d'abord, Fortuné... crovez-vous que l'amour puisse être éternel?

FORTUSK.

Celui que j'ai pour vous est de ce nombre.

FLORA

Oh! point de Fadeurs, je vous en prie... mais de la franchise... Pour mon compte, je vais vous en donner l'exemple...

Vous me surprenez...

FLORA

C'est un aveu que la délicatesse m'oblige a faire... Oui, Fortuné, il n'est que trop vrai... les sentiments du cœur sont éphémères; l'inconstance est dans la nature ; vous le savez mieux que personne... Si vous m'aviez toujours aimée comme autrefois... je n'aurais peut-être jamais son{»é... mais l'indifférence, la froideur qui percent malgré vous dans vos manières...

FORTUNÉ

Moi ! j'ai donc bien dissimulé...

FLOUA.

Ah!... ne VOUS en défendez pas... je vous le répète...

Ain: Rose, tua bien-felàiée (<!<• Plantarte).

Jadis voire tendresse

Vers moi rjuidait vos pas ; Vous me < lu reliiez sans cesse,

( la n'est plus d1 même , bêlas !.. .

\ dus .semble/., au contraire.

Et me craindra et nie fuir...

Il n' faut pas eu rougir...

( !ar c'est involontaire.

Changer , c' tf'eM pas trahir.

Comment!... Flora... vous pensez?...

Page 1